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Buste de l’évêque Salutati, par Mino. (Dôme de Fiesole.'
taureaux placés sur la tontaine de la place du Vatican par ordre du pape Alexandre VI : ils ont disparu depuis longtemps. Les figures d’animaux qui se rencontrent le plus fréquemment dans les collections sont des crabes, des oiseaux, etc. en bronze. Pour la sûreté de la caractéristique et la finesse de la fonte, ces morceaux ne le cèdent pas, je le garantis, aux meilleurs bronzes japonais.
E. Müntz. — 1. Italie. Les Primilits. 64
fession, comme les Barye ou les Cain. Donatello, Baroncelli, Verrocchio, se sont attaqués au cheval, mais d’une façon qu’on pourrait appeler incidente, je veux dire a 1 occasion de statues équestres. O11 ignore ce que purent être les
Si l'on s’attache à la forme sous laquelle se produisent les sculptures, on s’aperçoit bien vite que le haut-relief et le bas-relief l’emportent sensiblement sur la ronde bosse. C’est que ces branches, susceptibles de recevoir un plus grand nombre d’accessoires, répondaient mieux aux exigences d’une époque dont le génie était avant tout analytique. Peu de maîtres — je dirai même un seulement, à savoir Donatello — avaient une volonté assez énergique et une science assez sûre pour concentrer dans une figure unique tout un monde d’impressions : la rareté et l’infériorité relative des statues du quinzième siècle n’ont pas d’autres causes.
Dans les reliefs, une innovation importante se produit : l’invention de la perspective exposait les sculpteurs à des tentations trop vives pour qu’ils n’y succombassent pas; en dehors des délia Robbia, inébranlables dans leurs convictions, il n’est guère de sculpteur de talent qui ne cédât au plaisir de faire des tableaux, de véritables tableaux, avec des fonds d’architecture ou de paysage sur trois, quatre ou même cinq plans, toutes les fois qu’on lui confiait un bas-relief : Donatello et Ghiberti, Filarete et Agostino di Duccio, et tous les autres.
Vis-à-vis de la sculpture du quinzième siècle (qu’il s’agisse de statues ou de bas-reliefs), aussi bien que vis-à-vis de la sculpture gréco-romaine, la critique, au fur et à mesure qu’elle serre les problèmes de plus près, se voit forcée de renoncer à bien des illusions. Il n’est plus permis aujourd’hui, surtout après les recherches de M. Courajod, de se demander si les quattrocentistes pratiquaient ou non la polychromie, et si l’austère beauté du paros ou du carrare l’emportait à leurs yeux sur ce que l’on pourrait être tenté de traiter de bariolage, de raffinement dangereux et malsain. Une série de monuments, dont le nombre va croissant de jour en jour, vient nous prouver que l’empire de la polychromie s’étendait à la ronde bosse aussi bien qu’au bas-relief, au marbre aussi bien qu’au bois ou à la terre cuite, que les sculpteurs du temps hésitaient aussi peu, principalement à Sienne, à couvrir leurs bronzes d’émaux de couleur qu’à dorer les cheveux ou les vêtements, ou à enluminer la face de leurs marbres. Encore une illusion qui s’en va !
Au quinzième siècle, la polychromie n’a pas seulement pour champions la puissante dynastie des délia Robbia, qui peuplent la Toscane de leurs terres cuites multicolores émaillées : Brunellesco, l’adversaire le plus acharné de la polychromie en tant qu’architecte (sauf à la chapelle des Pazzi et à l’hospice des Innocents), lui sacrifie de propos délibéré comme sculpteur dans son Christ en croix de Sainte-Marie Nouvelle, dans sa Madeleine (détruite par l’incendie en 1471); Donatello incruste de cubes dorés le fond de sa Ronde d’enfants et enlumine le buste dit de Niccolô da U^ano; Filarete émaillé les portes de bronze de Saint-Pierre de Rome, de même que Ghiberti dore celles du Baptistère de Florence. E11 1488 encore la fabrique de la cathédrale de Gôme fait dorer