PIE RO TEDESCO ET NICC'OLO D’AREZZO
remettant en honneur les figures nues, j’entends des figures de petites dimensions, plus ou moins inspirées de l’antiquité, traitées plus ou moins sommairement. Ils n’ont fait que suivre en cela la tradition des sculpteurs de l’École pisane, des peintres de l’Hcole florentine*.
Piero di Giovanni Tedesco, en d’autres termes Pierre, fils de Jean, Allemand, parut en i386 Florence et y travailla jusqu’en 1 399 ; puis il entra au service de la fabrique du dôme d’Orvieto, qui lui commanda, en 1402, des fonts baptismaux; son essai semble avoir déplu, car un autre artiste 11e tarda pas à recevoir la même commande. A Fl orence, Piero di Giovanni débuta par une série de statues d’apôtres et de saints destinées au dôme (i386 et années suivantes), statues qui n’offrent rien de particulier.
En 1 3cp on le chargea de décorer le portail sud du dôme, travail qu’il semble avoir achevé en 1398. G’est là que son imagination et son réalisme se donnèrent carrière : sur un tond de feuillage, interprété avec un vif amour de la nature, il détacha des êtres bizarres ou monstrueux, tels qu’on en voit en si grand nombre sur nos cathédrales gothiques : un singe s’élançant sur un hibou, un singe monté sur un chameau, le combat d’un singe et d’un serpent, un centaure lançant une flèche, un fauve dérobant sa proie, des personnages à tète humaine et à corps de dragon, etc., puis, à ces réminiscences du Nord, il ajouta des motifs foncièrement méridionaux, des génies nus dans toutes les attitudes : l’un qui tient une coupe, l’autre qui joue de la cornemuse, un homme nu vu de dos et qui, le bras recouvert d’une draperie, semble attendre l’attaque d’un fauve, enfin une tète évidemment inspirée d’un camée antique. Hâtonsnous d’ajouter que ce qui est antique ici, c’est l’idée, non le style; la facture en effet est rude, vulgaire, véritablement germanique.
On n’a pu établir jusqu’ici si Piero di Giovanni ne formait qu’un avec le sculpteur allemand ou flamand anonyme dont parle Ghiberti en termes si émus (un document lui donne pour patrie Fribourg).
Niccolô di Piero Lamberti, surnommé Pela, avait pour patrie Arezzo*. On gnore la date de sa naissance, de même que celle de sa mort; on sait seulement qu’il mourut vers 14-0. Son compatriote à asan, qui lui a consacie une notice spéciale, affirme qu apres avoir îeçu dans sa \ille natale lts leçons du sculpteur siennois Moccio, il alla se fixer a l lorence, où il eut longtemps a lutter contre la misère. Enfin sorti des rangs, il reçut de nombreuses commandes, soit de la fabrique de la cathédrale florentine (de a 1419)) soit des autorités d’Arezzo.
Laissant de côté les ouvrages, principalement des terres cuites, destines a ces dernières, je m’efforcerai de faire connaître au moins les principales