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LA GLYPTIQUE

Parmi les innombrables catégories de chefs-d’œuvre légués par l’antiquité, aucune 11e fut plus ardemment recherchée que les productions de la glyptique, les pierres gravées. L’admiration ici se développait en raison inverse des dimensions; les Barbares avaient renversé sans scrupules un colosse, ils avaient respecté ces merveilles de fini 1 : c’est qu’il faut un degré de culture bien plus avancé pour produire une miniature que pour élever quelque tour de Babel. Quoique le secret de la glyptique ne fût pas entièrement perdu en Occident, comme l'a

prétendu Labarte (on peut notamment citer pour le quatorzième siècle le graveur florentin Benedetto Peruzzi), il est certain néanmoins que les amateurs du moyen âge étaient réduits, quand ils voulaient se servir d’un cachet à figures, à collectionner les camées ou intailles antiques, désespérant de les faire copier ou imiter par les inhabiles artistes de leur temps1.

Vasari affirme que la gravure en pierres dures recommença de fleurir sous le règne du pape Martin V (1417- - 1 qS 1 ) . Mais aucun texte ancien, aucune intaille , aucun camée à date certaine , n’est venu confirmer cette assertion. Il nous faut descendre en

effet jusque vers le milieu du quin- 1

zième siècle pour trouver un nom de Porte-torche d’un palais de Sienne.

graveur. L’initiateur de cet art n’au-

rait été autre, au témoignage de Filarete, que le grand Donatello. Nous connaissons, en outre, Antonio de Pise, qui florissait à Foligno en iq^L et le Florentin Piero di Neri de Razanti, qui tut exempte des taxes en 14, .5 dans

sa ville natale. Le pape Paul II (1 47 0> passionne pour les gemmes,

est certainement le Mécène qui a le plus tait pour relexei cet art inteiessant. Nous trouvons à son service un graveur nomme Giuliano di Scipione A111 ici de Rome. Quant à un autre personnage employé par le même pape, Gaspare de’ Tozoli, nous ignorons s’il était artiste ou simplement marchand ’. En 1 4B7 et en 14BB, deux autres graveurs, Andrea di Mesnage et « maestro Battistino

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