BOLOGNE ET LES BENTIVOGLIO
encore, sur lesquels nous reviendrons dans sa biographie. Un autre étranger, le frère Jacques d’Ulm (1407-1491), orna San Petronio d’une partie de sa verrière.
III» I ■.» Il Mil
La Création d’Eve, bas-reliet de Jacopo délia Quercia. (Eglise San Petionio à Bologne.)
A San Domenico, les dominicains chargèrent successivement Nicolas de Bari, surnommé Niccolô dell’ Area (1469-1483), puis Michel-Ange (1494), de teiminer le mausolée de leur patron saint Dominique, commence deux siècles auparavant par Niccolô de Pise. Nicolas de Bari sculpta les prophètes et les saints et un des anges, le Buonarroti l’autre ange, ainsi que la statue de saint Petronius. Citons également, à San Domenico, le tombeau d Alessandro lai-
tagni (-J- 1477), sculpté par un élève de Verrocchio, le Florentin Francesco di Simone
Parmi les autres monuments construits ou décorés pendant le quinzième siècle (c’étaient surtout des constructions en briques), il convient de citer la façade du « Corpus Domini » (1406), la façade de la Madonna di Galliera (1470), le palais du Podestat (1485), le palais de la Corporation des « Stracciuoli » (1496), le palais Fava*.
Pour compléter cette rapide esquisse du mouvement des arts à Bologne, il nous reste à signaler l’activité déployée dans cette ville par quelques médailleurs, ainsi que la fondation d’un atelier de tapisseries par Pietro Sette e Mezzo de Brescia (1460).
1 . Gravé dans l’ouvrage de M. Heiss : les Médailleurs de la Renaissance : Sperandio de Mantoue et les Médailleurs anonymes des Bentivoglio. Paris; Rothschild, 1886.
2. Redtenbacher, die Architektur der italiâniseben Renaissance, passim.
Thésée et Ariadne. (Fragment, fac-similé d'une gravure de Baccio Baldinid
Fragment d une- frise de Giuliano da San Gallo. (Eglise Santa Maria delle Carceri à Prato.)