‹ Histoire de l'art pendant la RenaissanceChapitre 70 sur 337 · Ibid., t. I, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. I, p

Le doge Pascal Maligiero (1457-1462).

Le doge François Foscan (1423-1457).

Vue de Venise en i5oo (Fragment). La basilique de Saint-Marc et le palais des doges (Fac-similé dune gravure sur bois attribuée a Jacopo de Barbari)

VENISE

Le doge Christophe Mauro (1462-1471).

Le Grand Conseil faisait d’ailleurs preuve d’une extrême parcimonie. Il n’accordait que 1 2 5 florins de traitement à Antonio Rizzo, surintendant ou Proto, comme on disait à Venise, du Palais Ducal, et seulement 60 ducats par an à Jean Bellin pour l’exécution des peintures du même palais; on sait qu’il se brouilla pour une question d’honoraires avec Pierre Pérugin.

Aussi faut-il entendre les doléances de Rizzo : chargé à la fois de diriger la construction et de sculpter les figures, il a été forcé de fermer sa boutique; il lui est impossible, avec une allocation si modique, de mettre quelque argent de côté pour ses vieux jours, de constituer des dots à ses enfants, etc. Le Conseil, touché de sa misère, finit par porter son traitement à 200 florins, mais ce ne fut pas sans peine '.

Pendant la période qui nous occupe, les points saillants de l’histoire du Palais Ducal sont : l’exécution des fresques de la grande salle par Gentile da Fabriano et Pisanello, la construction de la porte « délia Carta » par Giovanni et Bartolommeo Buon, le grand incendie du 14 septembre 1484, la reconstruction de la partie qui donne sur la cour par Antonio Rizzo, Bartolommeo Buon et Pietro Lombardo, enfin la décoration de la grande salle par Giovanni Bellini, Aloïse Vivarini et plusieurs de leurs confrères.

Si la direction des travaux d’architecture fut confiée à des artistes indigènes, lorsqu’il s’agit des peintures, on fit appel autant à des étrangers qu’à des régnicoles, à Gentile da Fabriano, à Pisanello, au Pérugin, habitude qui semble montrer à quel point le gouvernement se rendait compte de l’infériorité des artistes vénitiens, restés à moitié byzantins en plein quinzième siècle. Pour la sculpture également,

lorsqu’il fut question d’élever un monument de l’importance de la statue équestre du Colieone, on choisit un étranger, Andrea Verrocchio.

Tandis qu’à Florence de simples particuliers, les Strozzi, les Ruccellai, les 1 ornabuoni, enrichissaient la cité d’oeuvres d’art propres à témoigner à la lois de leur magnificence et de leur piété (Y Adoration des Mages de Gentile da Fabriano, la façade de Sainte-Marie Nouvelle, les fresques de Ghirlandajo, dans la même église, etc.), à Venise les amateurs, suivant une tradition séculaire (elle remon-

Le doge Nicolas Marcello (1473-1474).

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