CHAPITRE
LA TRADITION. — l’aRT BYZANTIN LT L’ART ANTIQUE. — LL CULTE DL l’aNTI- QUITL AU MOYEN AGE. — LES DIEUX EN EXIL. — LA RENAISSANCE CARLC- VING1LNNE. — TROPHEES ET LÉGENDES. — LA RENAISSANCE AU DOUZIEME ET AU TREIZIÈME SIECLE. — l’ÈCOLE DE PISE ET CI OTTO.
il essayant, dans l’Introduction ’, de caractériser le milieu italien du quinzième siècle, de définir les courants généraux — politiques, religieux, intellectuels — qui ont donné à la production d’art sa forme spécifique, je n’ai pas eu la prétention de tout expliquer; il est d’autres traits propres à la Première Renaissance qui tiennent uniquement à une certaine modalité du goût. Cette recherche de la clarté, de la légèreté, de l’élégance, cette vision des « grands corps nobles qui vivent noblement et font deviner une humanité plus ficre, plus forte, plus sereine, plus agissante, bref, mieux réussie que la nôtre1 2 »; puis la grâce préférée à la force, la distinction à la grandeur, l’idéal de Donatello, en un mot, triomphant là où triomphera plus tard celui de Michel-Ange; la jeunesse dans les idées, la pureté dans les formes : voilà des problèmes de psychologie que l’on essayerait en vain de faire tenir dans une formule philosophique ou histo-