‹ Histoire de l'art pendant la renaissance (volume 2)Chapitre 110 sur 284 · Voy. Boito, Il Duomo di Milano. Milan · texte numérisé non relu

Voy. Boito, Il Duomo di Milano. Milan

MILAN

Andrea da Fusina, à qui nous devons les tombeaux de Biraghi et de Bagaroto; Tommaso da Cozzanigo, l’auteur présumé du tombeau des Brivio; Caradosso, l’auteur des délicieux génies de la sacristie de San Satiro (gravés t. T, p. 2q5; t. II, p. i3q) et du Calvaire de la même église; pour ne point parler des Rodari, des Omodeo, de Lorenzo da Mugiano, l’auteur de la statue de Louis XII sculptée pour le cardinal d’Amboise et transportée du château de Gaillon au Musée du Louvre, etc.

Pour la peinture, le nom de Léonard suffit à dire ce qu’était alors l’École milanaise. A côté de ses émules, représentants des traditions anciennes, les Foppa, les Zenale, les Borgognone, à côté d’artistes indépendants ou éclectiques, tels que Bramantino Suardi et G. -F. Caroto de Vérone, qui s’établit à Milan en l5o5, surgirent ses brillants élèves ou imitateurs, les Andrea Solari, les Boltraffîo, les Cesare da Sesto, les B. Luini.

Les arts décoratifs ne le cédaient pas à l’architecture, à la sculpture, à la peinture. Dans la miniature le frère Antonio da Monza, dans la gravure en pierres dures Domenico dei Cammei, dans l’orfèvrerie Caradosso et une pléiade d’artistes célèbres, dans l’émaillerie Daniele Arcioni, portèrent au loin la réputation d’habileté et de goût des Milanais. « Milan devint comme la métropole où s’alimentait le luxe européen : on y fabriquait les plus belles armures, les plus riches parements et étoffes d’or et de soie, des meubles d’ébène et d’ivoire d’un travail précieux, des œuvres de tour recherchées. Le travail des matières dures y avait pris un développement considérable : c’est dans ses murs que se taillaient les grands vases de cristal de roche, honneur de nos musées, et des ateliers milanais sortaient comme d’une ruche laborieuse des essaims d’artistes qui se répandaient partout, en Espagne, en France, en Allemagne, à Rome et à Florence même1. »

De toutes les grandes villes de l’Italie, Milan est peut-être celle qui paye le moins de mine. A Florence, à Venise, à Rome, les chefs-d’œuvre se trouvent sur votre passage, s’imposent à votre admiration : à Milan il faut les chercher,

Portrait de Blanche-Marie Sforza.

Dessin d'Ambrogio de Prédis, (Académie de Venise.)

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