‹ Histoire de l'art pendant la renaissance (volume 2)Chapitre 264 sur 284 · I. Landucci, Diario fiorentino, p · texte numérisé non relu

I. Landucci, Diario fiorentino, p

Lanterne du palais Strozzi.

porte-étendard et aux porte-torche, aux heurtoirs et aux clefs, aux différents ustensiles complétant la cheminée — chenets, landiers, pincettes, pelles, — bref à toutes ces merveilles du fini où excellaient les serruriers du temps.

Les parades tendant de plus en plus à remplacer les mêlées sérieuses, ou plutôt les Italiens se retirant de plus en plus de la lutte en présence de soldats aguerris, tels que les Français, les Suisses, les Allemands, les Espagnols, les armes ne pouvaient manquer de devenir des objets de luxe plutôt que des engins de destruction. Le souci de la décoration, en un mot, l’emporta sur la destination pratique. Ce qu’étaient les armes de parade , on peut le voir et par les pièces qui sont parvenues jusqu’à nous et par celles qui figurent dans les sculptures ou les

peintures du temps. Le casque était souvent une véritable pièce d’orfèvrerie, aux ornements les plus fantastiques ou les plus exubérants. Les artistes les plus habiles ne dédaignaient pas d’y mettre la main. A ce point de vue, les armuriers devinrent de plus en plus tributaires des orfèvres. Certaines formes toutefois, par exemple les épées connues sous le nom de langues de bœuf (en italien : « cinque dea ») ou les dogasses, jurent par leur lourdeur avec l’élégance qui dominait partout ailleurs '.

I. Une épée aussi précieuse au point de vue de l’art qu’à celui de l’histoire, l’épée que le marquis j.-F. de Gonzague portait à la bataille de Fornoue, vient d’entrer au Louvre, grâce à l’initiative de M. Émile Molinier. Cette épée (reproduite dans le Bulletin des Musées, 1890, p. 3qi) a pour auteur l’artiste auquel on doit l’épée de César Borgia (gravée ci-dessus, p. 10-1 1),

L'Épée de Gaston de Foix.

D’après sa statue funéraire. (Musée de Brera.)

Porte-torche du palais Strozzi.

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