INFLUENCE DE L’ANTIQUITE SUR LE ST Y LF
Ici encore, on peut opposer Mantegna et Raphaël à n’importe quel Ombrien, Florentin ou Vénitien : le Pérugin, Pinturicchio, Filippino Lippi, Ghirlandajo, Botticelli ou Signorelli. Prenons ce dernier : en vrai disciple des Ombriens, il
Le Parnasse (fragment), par Raphaël. (Palais du Vatican.)
a, sinon le moins cherché, du moins le plus imparfaitement réussi à s’assimiler le génie de l’art antique; il s’est montré impuissant à donner à ses lignes la fluidité ou le rythme auxquels l’auraient initié les monuments antiques et à châtier le dessin de ses figures. Rien de plus caractéristique à cet égard que
E. Müntz.