‹ Histoire de l'art pendant la renaissance (volume 2)Chapitre 84 sur 284 · I. Gregorovius, Lucrèce Borgia, trad. franc., t. II, p · texte numérisé non relu

I. Gregorovius, Lucrèce Borgia, trad. franc., t. II, p

Todi n’a qu’un monument à offrir à notre admiration, mais c’est un chefd’œuvre, la fameuse église circulaire Santa Maria délia Consolazione, commencée en 1 5 08 par Cola di Matteuccio de Caprarole.

Spolète eut le privilège, peu enviable, de fixer dans ses murs un artiste aussi médiocre que le Spagna. On y admire, plus que les peintures de cet élève du Pérugin, le portique du dôme, construit, à partir de 1491, par Ambrogio d’ Antonio Milanesi et Pippo d’ Antonio Fiorentino.

Orvieto, après un demi-siècle de stagnation, relève enfin la tête. Aux approches de l’ère nouvelle, l’œuvre du dôme engage diverses négociations avec le Pérugin (1489-1498), mais, heureusement pour nous, sans aboutir; puis elle emploie pendant un temps Pinturicchio (1492-1493), qui n’était pas plus qualifié pour le travail grandiose qu’il s’agissait de mener à fin; enfin, en 1490, par un trait de génie, elle fait appel à Signorelli, qui, en créant son splendide Jugement dernier , répandit une gloire nouvelle sur le vénérable sanctuaire. Entre temps elle confiait à David Ghirlandajo (1492-1493) divers ouvrages de mosaïque, et au miniaturiste siennois Niccolô di Bernardino un Psautier à enluminer (1497-1498).

En matière d’architecture, il est malheureux que l’œuvre du dôme ait attaché à son service et gardé si longtemps (1009- 1028), dans un édifice où il 11’y avait plus rien d’intéressant à créer, un maître aussi éminent que Michèle San Micheli, l’illustre architecte et ingénieur véronais. Son séjour à Orvieto ne fut signalé que par la construction de l’église inférieure de San Domenico ( t 523) et peut-être aussi de quelques palais, par exemple le palais Buonsignori.

Figure tirée du Songe de Polyphile (1499).

Panneau du banc du « Cambio » de Pérouse.

Sculpture sur bois par Domenico, Marco et Francesco del Tasso.

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