‹ Histoire de l'art pendant la renaissance (volume 3)Chapitre 236 sur 257 · Landucci, Diario fiorentiiw, p · texte numérisé non relu

Landucci, Diario fiorentiiw, p

Lanterne du palais Strozzi.

porte-étendard et aux porte-torche, aux heurtoirs et aux clefs, aux différents ustensiles complétant la cheminée — chenets, landiers, pincettes, pelles, — • bref à toutes ces merveilles du fini où excellaient les serruriers du temps.

Les parades tendant de plus en plus à remplacer les mêlées sérieuses, ou plutôt les Italiens se retirant de plus en plus de la lutte en présence de soldats aguerris, tels que les Français, les Suisses, les Allemands, les Espagnols, les ^^Shsi^ ARMES ne pou- . :■£•>":?. ^..\*r\ valent manquer de devenir des objets de luxe plutôt que des engins de destruction. Le souci de la décoration, en un mot, l'emporta sur la destination pratique. Ce qu'étaient les armes de parade , on peut le voir et par les pièces qui sont parvenues jusqu'à nous et par celles qui figurent dans les sculptures ou les

peintures du temps. Le casque était souvent une véritable pièce d'orfèvrerie, aux ornements les plus fantastiques ou les plus exubérants. Les artistes les plus habiles ne dédaignaient pas d'y mettre la main. A ce point de vue, les armuriers devinrent de plus en plus tributaires des orfèvres. Certaines formes toutefois, par exemple les épées connues sous le nom de langues de bœuf (en italien : « cinque dea «) ou les dogasses, jurent par leur lourdeur avec l'élégance qui dominait partout ailleurs'.

I. Une lîpée aussi précieuse au point de vue de l'art qu'à celui de l'histoire, l'épée que le marquis J.-F. de Gonzague portait à la bataille de Fornoue, vient d'entrer au Louvre, grâce à l'initiative de M. Emile Molinier. Cette épée (reproduite dans le Bulletin des Musées, 1890, p. 341) a pour auteur l'artiste auquel on doit l'épée de César Borgia (gravée ci-dessus, p. lo-l 1),

D'apn

L'Épée de Gaston de Foix.

sa statue funéraire. (.Musée de Brera.

Porte-torclie du palais Strozzi.

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