BENEDETTO DA MAJANO
contiennent des statuettes. Quant aux compartiments de la face antérieure, ils sont décorés de six bas-reliefs, un peu veules, dont l'un nous montre saint
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La Visitation, attribuée à Fra Paolino. (Eglise San Giovanni Fuorcivitas à Pistoja.
Savin renversant une statue de Cupidon, debout sur un trépied, tenant d'une main une pomme, et appuyant l'autre sur la hanche dans une attitude charmante.
Par contre, la fontaine de la sacristie du sanctuaire de Lorette, que M. Bode
considère comme un ouvrage de la jeunesse de Benedetto, n'a pu prendre naissance, d'après M. Gianuizzi, qu'entre les années 1484 et 1487. Signalons encore dans cette sacristie deux Évangélistes, en terre cuite émaillée, placés dans les lunettes des portes (les deux autres sont des surmoulages modernes des précédents).
Au tombeau de saint Savin (si la date assignée à ce monument par M. Bode est exacte) foit suite le buste de Pietro Mellini, (1474, et non 1494, comme le rapporte Perkins), le Mécène qui commanda la chaire de Santa Croce (Musée national de Florence). C'est une tête de vieillard très fouillée, d'une expression assez maussade, avec d'immenses oreilles parcheminées.
A San Gimignano, Benedetto exécuta un certain nombre de sculptures, soit pour le dôme (autel de Santa Fina, chapelle de San Gimignano, ciborium, buste de Pietro Onofn'o; 1498), soit pour l'éghse Saint-Augustin (autel de San Bartolo, 1494). Les figures, un peu épaisses, un peu empêtrées (surtout les anges), font penser à un diamant incomplètement taillé. Par le manque de netteté des lignes, Benedetto se sépare ici complètement de Matteo Civitale, avec les productions duquel (la Foi, par exemple) il offre parfois certains points de contact; son indécision tranche avec la froideur, la sécheresse et la dureté propres au maître lucquois.
A Sienne, notre artiste enrichit l'église San Domenico d'un beau ciborium, œuvre moitié architecturale, moitié sculpturale, d'un dessin très châtié et très savoureux, avec les festons, les banderoles, les griffes de lion, les oves et les imbrications obligatoires.
A Pérouse, la statue — ■ en terre cuite dorée — de la Justice, placée en 1498 au Cambio, est également l'œuvre de Benedetto'.
En 1480, Benedetto, assisté de ses deux frères Giuliano et Giovanni, enrichit la petite église de la « Madonna dell' Olivo », près de Prato, d'un monument de sa piété et de son talent : il lui fit don d'une statue de la Vierge avec l'Enfant, en terre cuite non coloriée, et d'un bas-relief avec trois figures à mi-corps, en marbre blanc appliqué contre une pierre d'un vert foncé, représentant une Pietà. Ce dernier ouvrage, qui nous montre des types archaïques, souffreteux, absolument incompatibles avec la manière de Benedetto, doit être mis au compte de ses frères.
Au Palais Vieux de Florence, Benedetto sculpta (antérieurement à l'année 148 1), en collaboration avec son frère Giuliano, la porte de la salle dite de l'Horloge et la statue en marbre de Saint Jean-Baptiste jeune, aujourd'hui au Musée national de Florence. Je refuse formellement pour ma part de m'associer à l'admiration qu'excite cette statue. C'est une œuvre doucereuse et maniérée, qui ne saurait se mesurer en aucune façon avec les œuvres analogues de Donatello. Le jeune anachorète a l'air de chanter sa romance. Quant aux