Édit. Tassi, t. II, p
E. Muntz. — III. Italie. La Fin de la Renaissance. 28
des noms de Giovanni Cosini et Vincenzio de' Rossi. Mais cette ville, qui envoie au loin ses artistes, ne garde rien pour elle ; à peine deux portraits en bas-relief de Fr. da San Gallo à y signaler (voy. la gravure de la page iq3).
Settignano ne le cède guère à Fiesole : elle donne le jour aux sculpteurs Alessandro Scherano, élève de Michel-Ange, Stoldo di Gino Lorenzi, élève de Baccio da Montelupo, Antonio di Gino Lorenzi et Bart. Ammanati.
Pistoja, qui avait été redevable, dans le premier quart du siècle, d'embellissements importants à l'architecte Vittoni et aux héritiers des délia Robbia, ne compte plus que quelques peintres, dont aucun n'a brillé même au second rang : Gerino, Fra Paolino del Signoraccio et son élève Bernardino del Signoraccio, Leonardo Malatesta, et Leonardo il Pistojese, élève de G. -F. Penni; puis un sculpteur élève de Michel-Ange, Pietro di Urbano.
Prato, Empoli , Castel-fiorentino et Castiglione-fiorentino s'effacent, de même que San Gimignano, où deux noms seulement émergent : ceux du peintre Vincenzo Tamagni, l'élève de Raphaël, et l'architecte G. -A. Dosio. Poggibonsi donne le jour à l'architecte-sculpteur Montorsoli, qui fit une si brillante fortune à Florence, à Gênes, à Rome, à Naples et à Messine.
A Pise, la somnolence est plus profonde encore, si possible, que par le passé. A peine un nom d'artiste indigène à y relever : celui de G.-B. del Cervelliera, architecte et sculpteur. A ses côtés travaillaient deux étrangers, les sculpteurs Stagio Stagi de Pietrasanta, l'auteur du monument de Decio (grav. ci-après), et Pierino da Vinci de Florence. L'entreprise la plus considérable est la décoration de la cathédrale ' (tableaux d'Andréa del Sarto, de Perino del Vaga, du Sodoma, de Beccafumi, de Bronzino, de Sogliani ; sculptures de Stagio Stagi, statue d'Ange de Tribolo, lustre de Battista Lorenzi). Comme édifice nouveau, nous ne rencontrons que l'insignifiant palais des Chevaliers de Saint-Etienne, bâti sur les plans de Vasari, et le palais de marbre ou palais Lanfreducci-Upezzinghi, construit par Cosimo Pagliani. A la fin du siècle, l'Œuvre du Dôme, par une inspiration qui l'honore, fit appel à Jean Bologne pour doter le sanctuaire de nouvelles portes de bronze (mises en place en i6o3).
Mieux partagée que beaucoup de villes de la Toscane, Arezzo conserva son activité et sa fécondité. La peinture y compta pour représentants Guillaume de Marcillat, Vasari et G. -A. Lappoli. Eu égard à la sculpture, si le célèbre Leone Leoni quitta de bonne heure, pour ne pas la revoir, sa ville natale, et si Pietro di Subino se fit remarquer par ses excentricités plutôt que par son talent, en revanche le Florentin Simone Mosca orna plusieurs édifices de bas-reliefs décoratifs d'une parfaite élégance. Le même artiste donna, concurremment avec Vasari, les plans d'une foule de constructions. Particulièrement brillante aussi
i. Voyez, sur ces travaux, l'article de M. Supino dans YAi'chivio storico dell' Arte, i8q3, p. 41c et suiv.