LES ENVIRONS DE FLORENCE
fut la fête que les Arétins organisèrent en 15S4 en l'honneur du duc Alexandre de Médicis : ils firent représenter à cette occasion deux comédies dont les décors furent peints par Nie. Soggi et G. -A. Lappoli.
Montepulciano s'enorgueillit de palais construits par Ant. da San Gallo l'ancien (voy. t. II, p. 225) et par Peruzzi, de sculptures modelées par Giov. Boscoli.
A Montefiascone, la dernière étape de la Renaissance est marquée par les constructions du même
San Gallo et par celles de San Michèle, qui y éleva la « Madonna délie Grazie ».
C'est San Gallo également qui a doté Monte San Savino de ses principaux monuments : le Palais communal, la Loge des Marchands et différents palais particuliers.
Comme artiste indigène, on ne trouve à signaler dans cette ville que le peintre Stefano Veltroni, élève de Vasari.
Pescia reçoit son principal lustre de Bal. Turini, le datairc de Léon X, qui orna sa ville natale de son tombeau, dû au ciseau de Raf. de Montelupo, et de la Madone au Baldaquin, le tableau inachevé de Raphaël. Deux autres citoyens de cette ville suivirent, l'un, Mariano Grazia Dei, la bannière de Ridolfo Ghirlandajo, l'autre, Bened. Pagni, celle de Jules Romain.
A Cortone, le cardinal Silvio Passerini, le protecteur de Signorelli, de Guillaume de Marcillat et de Vasari, fit construire, d'après les plans de l'architecte pérusin Caporali, un palais dont il confia la décoration à Signorelli, alors âgé de plus de quatre-vingts ans. Ce vétéran de l'Ecole toscano-ombrienne y peignit à tresque un Baptême du Christ. . Cortone servit en outre de résidence au peintre Tommaso Bernabei et au peintre-verrier Michelangelo Urbani, un des élèves de Marcillat.
A Volterra, un fait prime tous les autres : l'apparition du peintre-sculpteur
Le Palais de Marbre, à Pise.
Daniele Ricciarelli , plus célèbre sous le nom de Daniel de Volterre. L'action de ce maître fut complétée par son neveu Leonardo et son élève Giov. Paolo Rossetti. Plusieurs étrangers laissèrent en outre des ouvrages de mérite dans cette ville si pittoresque : Ammanati y éleva le « Cortile » de la « Badia dei Monaci », Montorsoli y sculpta le tombeau de Rat. Maffei, Pontormo y peignit pour la catbédrale une Descente de Croix.
L'île d'Elbe participa, quoique dans une faible mesure, aux libéralités de Cosme Ier. Ayant fait construire par San Marino la forteresse de Porto-Ferrajo, ce prince fit placer sur la porte d'entrée son buste en bronze, un des chefsd'œuvre de Ben. Cellini, aujourd'hui au Musée national de Florence.
Même dans une petite ville de dixième ordre, telle que Piombino, qui était alors gouvernée par le prince Jacques V, on trouve toute une série de palais ou d'habitations particulières élevés par l'éminent architecte San Micheli, ainsi qu'une série non moins imposante de peintures du Rosso et du Sodoma (iSSq), qui y forma un élève de mérite : Giov. Maria Tucci.
Malgré bien des épreuves, la vaillante République de Sienne ne cessa, aussi longtemps qu'elle conserva son indépendance, de manifester par les actes comme par les proclamations sa sollicitude pour tout ce qui touchait à l'art. Qu'il fut bien inspiré le groupe de Siennois q'ui , ayant appris que leur illustre concitoyen Bal. Peruzzi avait dû quitter Rome après le sac de 1627, demanda que la République l'engageât à son service. Leur pétition mérite
Le Christ chassant les vendeurs du Temple.
Par Guillaume de Marcillat.
(Dôme d'Arezzo.)