‹ Histoire de l'art pendant la renaissanceChapitre 107 sur 304 · L'OMBRIE · texte numérisé non relu

L'OMBRIE

qui dessina le carton du superbe vitrail de la cathédrale, la Prédication de saint Bernardin de Sienne (i565).

Assise, l'antique foyer de l'art franciscain, relève la tête au xvie siècle. Une série de peintres qui ont eu leur heure de célébrité — Adone Doni, Andréa di Luigi, surnommé l'Ingegno, Eusebio di San Giorgio, et enfin un artiste indigène, Tiberio d'Assise --se consacrent à l'embellissement de la basilique

Le Christ apparaissant à sainte Catherine (fragment), par le Sodoma. (Église San Domenico à Sienne.)

de Saint-François et des autres sanctuaires, tandis que Vignole, Danti et Gai. Alessi élèvent l'imposante église de Santa Maria degli Angeli.

Le seigneur de Città di Castello, Aless. Vitelli, fait appel à Cola dell' Amatrice, à Vasari, à Crist. Gherardi et à Balt. délia Bilia, pour décorer le palais de ses ancêtres. Un autre amateur de la même ville, Nie. Bufalini, mérite une mention pour avoir acheté un tableau du Parmesan.

Cività Castellana, si pauvre en monuments, ne figure ici que pour un ouvrage qui relève de l'art militaire plutôt que des beaux-arts : je veux parler de sa forteresse, construite sur les plans d'Ant. da San Gallo le vieux dans les données du style ancien.

Dans le reste de l'Ombrie, et surtout dans les villes qui avaient jeté quelque

éclat au moyen âge ou pendant la Première Renaissance, les œuvres d'art nouvelles sont en petit nombre. Spolète n'entre en lice qu'avec quelques peintures du Spagna ; Foligno qu'avec une chapelle ajoutée à la cathédrale par Ant. da San Gallo le jeune; Spello s'efface complètement.

Seule Orvieto continue à faire appel aux artistes les plus divers : les sculpteurs Simone Mosca et Francesco Mosca, qui y séjournèrent longtemps et y décorèrent la chapelle des Mages, Raffaele da Montelupo, qui y finit ses jours, les peintres Nicola dalle Pomarancie, Fed. Zucchero et Henri de Flandre (de Malines). De temps en temps aussi Antonio da San Gallo le jeune et Francesco Salviati y faisaient une apparition : on sait que le premier de ces artistes dota la cité de son fameux puits. Somme toute, comme il est facile de s'en assurer en consultant l'ouvrage de M. Fiumi ', nous nous trouvons en présence d'efforts fragmentaires, et non de quelque beau programme d'ensemble tel que celui que Beccafumi réalisa vers la même époque à la cathédrale de Sienne.

i. // Duomo ai Orvieto e i stioi Restauri. Rome, 1891.

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Chapiteau sculpté par Stagio Stagi.

(Dôme de Pise.)

Le • Possesso • de Sixte-Quint (i38o). Fac-similé d'une gravure du temps.

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