NAPLES ET LA SICILE
quités et de peintures, qui se rit le protecteur de Girolamo Marchesi de Cotignola '.
Les artistes de talent ne manquaient pas dans le Napolitain. Plusieurs d'entre eux étaient originaires du royaume : tels l'architecte Pirro Ligorio, les sculpteurs Girolamo da Santa Croce, Giangiacomo, qui travailla avec Girolamo au tombeau du cardinal Ximenès, Giovanni Merliano da Nola, Luca Lancia, qui reçut les leçons de Jac. Sanso-
vino, le peintre Marco Calavrese, son élève Gio. Filippo Crescione et le beau -père de ce dernier, Leonardo Castellani. A ces maîtres vinrent se joindre plusieurs étrangers célèbres : Polydore de Caravage, qui chercha fortune à Naples après le sac de Rome; le Fattore, qui y travailla pour le marquis d'Avalos; l'élève du Fattore, Leonardo, surnommé « il Fattore », qui, mieux partagé que son maître, sut captiver la faveur de ses hôtes; l'Espagnol Pietro délia Plata ou da Prato, l'auteur de la statue de Gai. Carracciolo, à San Giovanni a Carbonaro. En i532, Cellini fit également un court séjour dans ce pays enchanteur et reçut du vice-roi un accueil flatteur. Un peu plus tard, un fervent imitateur de Michel- Ange , le sculpteur Fra Giov.
Maria Montorsoli, vint sculpter pour le tombeau de Sannazar, à
Santa Maria del Parto, les statues d'Apollon et de Minerve (sous les traits de- David et de Judith). En i5^5, le couvent de Monte Oliveto fit appel à Vasari, à Raffaello del Colle et à Stefmo Veltroni pour peindre son réfectoire. Nous avons encore à mentionner la présence à Naples de Marco de Sienne, élève de Daniel de Volterra. Un graveur d'un certain mérite, l'anonyme connu sous le nom de Maître à la Chausse-Trape, semble avoir aussi habité Naples en i538 ". Enfin, en lôqS-iSqô, le peintre flamand Jean de Calcar, l'imitateur du Titien, vint s'établir dans la même ville, où il mourut.