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III. Italie. La Fin de la Renaissance

25o HISTOIRE DE L'ART PENDANT LA RENAISSANCE. »

En résumé, quelques églises et quelques palais, et un assez grand nombre de tombeaux, voilà la part contributive de Naples pendant la dernière période de la Renaissance. Cette cité , effacée pendant si longtemps , ne prit sa revanche qu'au xvif siècle : on sait avec quelle énergie et quel éclat l'École de peinture représentée par Ribera et Salvator Rosa traduisit la tougue du caractère napolitain, en y mêlant je ne sais quel reflet de la fierté espagnole.

En dehors des monuments de Naples et de Sulmona (t. II, p. 255-256), il y a lieu de rappeler ici le mausolée de Pierre de Médicis, dont l'abbaye du Mont-Cassin s'enrichit, par les soins du pape Clément VII et du duc Cosme Ier de Médicis. Francesco da San Gallo et Antonio Solosmeo , tels furent les éditeurs responsables de cette œuvre médiocre, qui coûta des sommes énormes (3ooo florins), et qui, commencée en i53i, ne fut achevée qu'en 1 55ç '.

La Sicile, quit ormait un gouvernement distinct de celui de Naples, s'enorgueillit d'une floraison plus homogène et plus brillante. Ses vice-rois se signalèrent à la fois par leur faste et leur bienfaisance. Garcia de Tolède fit construire à Païenne le môle et la rue principale, qui a conservé son nom, à Messine un arsenal, à Malte une torteresse, à Agosta deux châteaux. Marc- Antoine agrandit l'Université de Catane et orna Païenne de belles portes; mais, tandis que l'on élevait beaucoup d'églises, aussi somptueuses que de mauvais goût, les routes devenaient impraticables et les ports ne pouvaient plus servir ~.

Païenne doit ses principaux embellissements à une dynastie de sculpteurs, qui, de Lombards étaient devenus Siciliens, les Gagini; par contre, d'autres Siciliens, des sculpteurs également, Angelo Ciciliano, Jacopo del Duca et Lodovico del Duca, firent, vers la même époque, îortune sur le continent. C'est au dehors également, principalement à Rome et à Bologne, que marqua un peintre et architecte de valeur, originaire de Païenne, Tommaso Laureti, l'élève de Sebastiano del Piombo.

Messine offrit l'hospitalité à l'un des meilleurs élèves de Raphaël, le peintre Polydore de Caravage, qui y fut assassiné en i5q3 par son élève Tonno, ainsi qu'au sculpteur Andréa Calamech de Ferrare. Mais ce fut surtout à un Toscan, Fra Giov. Angelo de Montorsoli, que cette ville est redevable des monuments qui lui donnent aujourd'hui encore son cachet : la fontaine de la place de la cathédrale (i5q7-i55i) et celle du port (i557), décorée de la statue colossale de Neptune entre Charybde et Scylla.

En revenant sur la terre ferme et en suivant les côtes de l'Adriatique, confor-

1 . Gave, Cartegpio, t. II, p. 356-358. — Caravita, / Coàiei e le Arti a Monte Cassino, t. III, p. 80-1 17.

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