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LES PROCEDES DE LA SCULPTURE

de citer — en dehors de Rustiei — quelque artiste de marque consentant à exploiter encore ce procédé, considéré comme archaïque.

La fonte en bronze comportait bien des L'exécution de la statue équestre d! 'Henri II, la première fois ; celle du groupe d'Hercule et Autée, par Vinc. Danti, échoua malgré des tentatives multiples. On sait comment Benvenuto Cellini a immortalisé, dans son langage imagé et dramatique, les péripéties de la fonte du Persée. Plus experts étaient Rustiei, les deux Leoni et leur quasi -compatriote le Milanais Guglielmo délia Porta. Quant à Bandinelli, qui fit couler en bronze une foule de figurines, telles que des Hercule, des Vénus, des Apollon, des Léda, il s'en remettait de ce soin à d'autres. Il en fut de même de Jean Bologne : il confia la fonte des portes du dôme de Pise et des sculptures de la chapelle Salviati au Père Dom. Portigiani, celle de la statue de Cosuie Ier à Giovanni Alberghetti2.

Lorsque les bronzes avaient été retouchés et polis, on leur donnait une patine; à cet effet, on les recouvrait de plusieurs couches d'huile de noix, sur lesquelles on appliquait une couche très mince de vernis colorié : en général on choisissait la couleur de châtaigne, parfois aussi le vert".

La sculpture en bois tonne dorénavant l'apanage des étrangers. Un Français du nom de Janni se signala par sa statue de Saint Roch, à l'Ann.unziata de Florence; un autre de nos compatriotes, le Rouannais Richard Taurin, par ses stalles à Padoue.

surprises, bien des déceptions1, par Daniel de Volterra, manqua

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de

La Sculpture en stuc au xvi" siècle.

Colonne historiée la cour du Palais Vieux de Florence (i565).

du chœur de Sainte- Justine,

1. Sur les procédés de la fonte au XVIe siècle, voy. le Traité de Sculpture de Cellini et la note placée à la fin du Jean Bologne de M. Desjardins (p. ic,r-20i).

2. Voy. sur Portigiani les Mcmorie du P. Marchese, et sur les Alberghetti le Dictionnaire des Fondeurs de M. de Champeaux.

3. Desjardins et Foucques, l'Œuvre et la vie de Jean Bologne, p. 200.

La sculpture en ivoire n'est guère mieux partagée ' : elle ne prendra sa revanche qu'au siècle suivant.

La sculpture en stuc compte plus de partisans encore que par le passé (t. II, p. 4604O1) : Gir. Genga, son élève Fr. Menzocchi et le fils de celui-ci, Pietro Paolo Menzocchi, Alf. Cittadella, Daniel de Volterra et ses élèves, notamment Giulio Mazzoni de Plaisance; puis, à Padoue et à Venise, les Fal-

conetto, ainsi que Bartol.

Ridolfi, de Vérone, le gendre de G. M. Falconetto, Al. Vittoria, Tommaso da Lugano et bien d'autres y excellèrent. J. Sansovino et Bandinelli en firent usage pour exécuter, le premier un Laocoon, une Vénus et une Madone; le second, deux statues hautes de huit brasses.

Le Siennois Pastorino inventa un stuc qui rendait, à l'aide de couleurs, la coloration de la barbe, des cheveux et de la peau, de façon que les figures semblaient vivantes. Vasari signale également les portraits en stuc colorié, exécutés^par Mario Capocaccia et les fils de Polidoro de Pérouse.

La Sculpture en marbre au xvi° siècle.

La Main du Penseur de Michel- Ange.

Le. carton-Pate (« carta pesca ») fut fréquemment employé, soit pour reproduire les œuvres des maîtres (reproductions peintes ou dorées, d'après les bas-reliefs de J. Sansovino), soit pour exécuter des ornements (trophées et sculptures analogues, modelés par Tad. Zucchero à l'occasion de la cérémonie célébrée à Rome après la mort de Charles-Quint).

La sculpture en cire enfin (t. II, p. 461) prit un brillant essor. Au temps de Vasari, il n'y avait pas un orfèvre qui ne se mêlât de modeler des effigies à l'aide de cette matière2. A côté des mé'daillons de Rosso de Giugni et de

1 . Maskell, A Description of the Ivories ancienl and médiéval in the South Kensington Muséum, p. 2o3.

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