‹ Histoire de l'art pendant la renaissanceChapitre 189 sur 304 · Voy. t. I, p · texte numérisé non relu

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défiance. Après des merveilles telles que les fresques de la Sixtine, les Esclaves du Louvre, le Moïse, les tombeaux des Médicis, après ces sublimes audaces, les artistes pouvaient au contraire dire adieu à toute espérance : renonçant à créer, ils se voyaient condamnés à ne plus être que des copistes.

Sachons faire abstraction des conséquences inséparables de toute grande conquête, pour ne nous attacher qu'à ces conquêtes prises en elles-mêmes. Que de suprêmes triomphes ! L'affranchissement définitif des trois grands arts, une liberté d'expression illimitée, s' alliant à la liberté absolue des mouvements et des attitudes, tout un monde de sentiments généreux ou d'impressions pathétiques, — la majesté, la fierté, la mélancolie, la terreur, l'amour de la justice, — portés à leur maximum d'intensité ou résumés dans des chefs-d'œuvre que rien ne faisait pressentir et que personne depuis n'a su égaler : telle est la part de Michel-Ange dans l'évolution de la Renaissance !

Jupiter trônant entre les signes du Zodiaque. D'après la gravure de Marc-Antoine.

La Naissance de la Vierge, par Bandinelli et Raf. da Montelupo. (« Casa Santa » de Lorelte).

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