‹ Histoire de l'art pendant la renaissanceChapitre 229 sur 304 · Lùbke, Gcschichte der itdl. Malcrei, t. II, p · texte numérisé non relu

Lùbke, Gcschichte der itdl. Malcrei, t. II, p

le meilleur de ses forces. Parmi ses productions originales on ne peut guère citer que le Couronnement de la Vierge, qu'il peignit en i525 pour le couvent de Monte Luce, près de Pérouse (à la Pinacothèque du Vatican), et encore s'y servit-il des esquisses de Raphaël et travailla-t-il en collaboration

avec Jules Romain ; puis une Madone trônant entre . deux saints, à la sacristie de la basilique du Vatican, d'une composition noble, mais d'un coloris trop criard. Cet artiste passa ses dernières années à Naples, où il propagea les enseignements de Raphaël, de concert avec Polidoro da Caravaggio et Andréa Sabatini (voy. p. 24g).

Vincenzo de' Tamagni, de San Gimignano (né en 1491 , mort après i52g), l'élève et le collaborateur de Raphaël, s'est fait une spécialité de la peinture des façades. Dans le « Borgo » de Rome, il peignit, près du palais de G. B. delT Aquila, Apollon, les neuf Muses, et des lions, emblèmes du pape Léon X. On trouvera dans l'Histoire des Peintres de Charles Blanc (École romaine; appendice) la description de plusieurs autres de ses compositions.

Portrait de G.-F. Penni.

(D'après la gravure publiée

par Vasari.)

Polidoro Caldara, de Caravaggio en Lombardie (? 1494-1543), doit également

sa réputation à des peintures de façades. Ses débuts avaient été des plus humbles : jusqu'à l'âge de dixhuit ans, il servit comme aide-maçon attaché à la construction des Loges du Vatican. Stimulé par la vue des merveilles enfantées par Jean d'Udine, et encouragé par les jeunes peintres de l'entourage de Raphaël, il se familiarisa suffisamment avec la technique de la peinture pour que le maître pût lui confier l'exécution de quelques-unes des fresques des Loges.

Associé dans la suite avec le Florentin Maturino (mort vers 1 527), il adopta pour modèles les camaïeux de Bald. Peruzzi, dont il compléta les enseignements à l'aide des marbres antiques; bientôt des palais, presque des rues entières, se couvrirent de grisailles, soit à fresque, soit en sgraffite, dans lesquelles Polidoro et Maturino évoquaient les souvenirs du monde classique (l'Histoire de Niobé, le Taureau de Phalaris, Y Enlèvement des Salines, le Triomphe de Camille, etc.), ou bien célébraient l'Église recevant l'hommage de tous les peuples, y compris les Turcs, qui détruisent le tombeau de Mahomet! Ces compositions brillantes ont presque toutes disparu, mais

Portrait de Vinc. Tamagni.

(D'après la gravure publiée

par Vasari.)

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