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exercices de l'ordre contemplatif peuvent s'adresser à tous, en tant que jouissances platoniques, ils demandent à n'être pratiqués, à titre de profession, que par une élite. C'est comme si l'on conviait tous les pâtres, bouviers et porchers à prendre place dans le temple que Lucrèce ou Raphaël ont édifié en l'honneur des sages, des poètes ou des savants. Sur ce point, les intérêts des disciplines supérieures ne s'accordent pas absolument avec l'égalié prêchée par le christianisme. Il faut en prendre notre parti.
Combien je préférerais une diffusion de lumières et de goût, mais une diffusion si complète que chacun, comme en Grèce, possédant le sentiment du beau, le moindre ouvrier serait capable de donner de la tournure à un escabeau, à une cruche, à un harnais ! Puis, se détachant sur cette moyenne, qui présenterait une base si large, véritablement démocratique, les talents supérieurs, et eux seuls : là serait l'idéal. En un mot, je suis de ceux qui estiment, et je ne rougis pas de le confesser, que lorsqu'une peinture n'est pas, soit une oeuvre ressentie et émue, soit un tour de force comme exécution, soit un document historique, c'est de la toile gâtée et gâchée, de la toile qui aurait pu servir à faire des voiles pour les matelots, des tentes pour les soldats, des vêtements pour les pauvres.
Coupe de Caffagiolo, aux armes des Médicis. (Musée de Saint-Pétersbourg.)
FYROR FÎT LESA SEPIVS PATIENTSA
Enfants lutinant un bouc.
(Fac-similé d'une gravure d'Agostino Veneziano.)