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L'ALLÉGORIE

Quoique douées d'une vitalité infiniment supérieure à celle de l'École florentine, les Écoles de Parme et de Milan ne brillèrent pas précisément, dans ce domaine, par la fécondité de l'imagination. Rien de moins net que les compositions allégoriques du Corrège : le Triomphe de la Vertu, le Vice sous le joug de la Volupté, de l'Habitude et du Remords (au Musée du Louvre).

On en peut dire autant des allégories reproduites par les graveurs de ces régions. Prenons le Carnage de Caraglio c'est une femme debout, tenant d'une main une épée et portant sur i au tre main un oiseau de

Composition allégorique de Paul Véronèse. La Félicité. (Palais des Doges.)

proie; dans le fond, on aperçoit un lion qui montre les dents. Est-il rien qui sente moins l'inspiration et la verve!

Pour représenter l'Arbre de la vie, un autre graveur (peut-être Sanuto) a mêlé des motifs de la danse macabre à des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament1.

Vasari accompagne ce programme sont des plus édifiants ; ils prouvent à quel point l'idée l'emportait dès lors sur la forme. De la Vigueur et Vivacité de l'esprit, le peintre-littérateur fait découler l'Effort, qui lui correspond dans le sens perpendiculaire; l'Effort, de son côté, aboutit au Repos, etc.

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