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doue, Vérone, Vicence, Trévise, — se distinguaient chacune les unes des autres par certaines particularités. L'ouvrage de Vecellio, qui date d'ailleurs déjà des dernières années du xvic siècle, ne laisse subsister aucun doute à cet égard1.
Il faut donc admettre des complications et des subdivisions sans nombre. S'il ne s'agissait que de suivre, étape par étape, les modifications de chaque partie
du costume dans chaque classe de la société, — dames nobles, bourgeoises, artisanes, paysannes, etc., — combien ma tâche serait aisée!
Mais je suis obligé de tenir en outre compte des usages en honneur dans chaque province, que dis-je! en honneur dans chaque ville! Dès lors, il faut nous attacher à trois éléments distincts : la date, la région, le rang, et encore les mille inventions du génie féminin défient-elles à chaque instant la sagacité de l'historien.
Commençons par constater que le costume échappe complètement à l'influence de l'antiquité.
Ce n'est que dans quel-