Cantù, Histoire des Italiens, t. VIII, p
2. Lors de sa comparution devant le Conseil des Huit de Florence, Benv. Cellini portait la cape, au lieu de porter, comme ses adversaires, le manteau et l'habit de ville, ce qui lui valut une réprimande du tribunal.
Le Costume italien au xvr siècle.
Une Veuve vénitienne.
D'après le recueil de Vecellio.
« berettino », d'une sorte de simarre en toile ou d'une « gavardina » en serge de Lille.
A Venise, le costume se distinguait par l'ampleur des tonnes en même temps que par l'éclat des couleurs.
Dans les Noces de Cana, le portrait de Ben. Caliari, le frère de Paul Véronèse, se compose « d'une tunique assez longue en brocart de soie blanche, brodée de dessins verts et jaunes, et terminée dans le haut par un collet de même étoffe laissant apparaître des manches de soie jaune à reflets rougeâtres;
une ceinture formée d'un simple
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ruban noué négligemment accuse la taille et ferme la tunique1 ».
Des chausses collantes dessinent le bas de la jambe; pour chaussure, des souliers souples, sans talons. Dans le même tableau, le Titien porte une ample robe rouge, privée de manches, une calotte de même couleur et des souliers en étoffe.
A Rome, au contraire, vers la fin du siècle, les hommes étaient fort simplement vêtus, à quelque occasion que ce fût, de « noir et de sarge de Florence2 ».
Du costume de ville et du costume d'intérieur différaient essentiellement le costume de fête, le costume de cérémonie, le costume de voyage, le costume de campagne et enfin le costume de deuil3.
Prenons le costume d'apparat : une curieuse description nous est fournie par la relation de l'entrée à Milan de la nouvelle duchesse (i534); parmi les
i. Lechevalier-Chevignard et Duplessis, Costumes historiques, t. I, p. 98.