‹ Histoire de l'art pendant la renaissanceChapitre 81 sur 304 · Voy. ce programme apud Vasari, t. VIII, p. 1 1 5 et suiv · texte numérisé non relu

Voy. ce programme apud Vasari, t. VIII, p. 1 1 5 et suiv

protégés, Fulvio Orsini, remplit une mission analogue dans la décoration du palais Farnèse : il fixa les sujets que Taddeo Zuccheri devait traduire en peinture1.

Chez les Médicis, le rôle de conseiller attitré incomba à Varchi et à Borghini. Le premier guida Tribolo dans la décoration du labyrinthe de Castello; le second élabora le programme des peintures du Palais Vieux. Rien de plus instructif que les discussions auxquelles donna lieu ce travail. Le grand-duc

Cosme demandait, par exemple, que l'artiste montrât comme quoi Florence n'avait jamais été subjuguée; à quoi Borghini répondait que l'on ne pouvait pas représenter un tait négatif, et proposait par contre de peindre l'apparition de saint Ambroise au moment du sièçe de la ville par Radagaise et l'arrivée de Stilicon2. Lorsque Jean Bologne fut chargé d'exécuter la statue de Cosme Ier, on le plaça sous la direction de Bernardo Vecchietti.

Paul Jove fut, lui aussi, un grand élaborateur de canevas. Les peintures du grand salon de Poggio a Cajano (voy. p. 149), pour ne citer qu'un exemple, prirent naissance sur ses indications.

A Venise, ce fut le camaldule Girolamo Bardi qui désigna les sujets des peintures de la salle du Grand Conseil, au palais des Doges.

Quelques littérateurs poussèrent l'intérêt pour l'art jusqu'à instituer des expériences. C'est ainsi que Giovanni délia Casa chargea Daniel de Volterra de modeler en terre un David vainqueur de Goliath, puis de peindre les deux fices opposées de cette composition sur les deux côtés d'une

1. De Nolhac, la Bibliothèque de Fulvio Orsini, p. 1.3. — Sur les conseils demandés par les peintres aux littérateurs, voyez en outre l'ouvrage de M. Dejob : De l'influence du Concile de Trente sur la Littérature et tes Beaux-Arts, p. 262-264.

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