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âgé de quarante-cinq ans, céda à son fils le gouvernement de la Toscane, ne se réservant que le titre de duc et le pouvoir suprême. Il ne comptait que cinquante-cinq ans quand il mourut à Castello, le 21 avril 1.574-
Quel que soit le jugement que le moraliste porte sur lui, l'historien ne saurait refuser son admiration à ce « grand Cosme de Médicis, que nous avons veu de nos temps si renommé et si grand homme d'estat, si sage et si advisé, qu'il ne s'en est veu un pareil à luy de nos temps... » (Brantôme).
Octavien de Médicis (1 482-1546), parent éloigné des ducs Alexandre et Cosme, se dévoua de bonne heure à leurs intérêts. Il en fut récompensé par
toutes sortes de faveurs et entre autres par le poste si lucratif de dépositaire général. Sa liaison avec Michel - Ange , Tribolo, André del Sarte, Arist. de San Gallo, le Parmesan et une foule d'autres artistes, a fait plus pour sa gloire que ses richesses. Quoi qu'en dise Cellini, qui le traite d'ignorant, Ottaviano a fait preuve d'un goût éclairé en dirigeant la décoration de Poggio a Cajano; en imaginant, pour conserver à Florence le portrait de Léon X par Raphaël, de lui substituer la copie d'A. del Sarto, et enfin en faisant acheter les bustes de Clément VII et de Julien de Médicis, sculptés par A. Lombardi.
Portrait de François de Médicis.
D'après les « Imagines » (Venise, i56ç). Le grand-duc François I" (i 5qi - I 087), le
fils aîné de Cosme, se signala par la fondation de la villa de Pratolino, par la protection accordée à l'architecte Buontalenti et au sculpteur Jean Bologne, par l'établissement de la manufacture de porcelaine. C'est à lui que nous devons l'installation d'une partie des collections médicéennes dans le palais des Offices, et notamment l'organisation de la fameuse rotonde, connue sous le nom de Tribune. Le développement donné au médaillier, d'innombrables commandes d'ouvrages en pierres dures, en tapisserie, en mosaïque, l'acquisition de plusieurs séries importantes de statues antiques, assignent à ce prince un rang à part parmi les bienfaiteurs des musées florentins.
Les contemporains sont unanimes à vanter l'habileté de François Ier dans toutes sortes d'arts mécaniques. Montaigne nous le montre prenant plaisir à « besoingner lui-mesme, à contrefaire des pierres orientales et à labourer e cristal, car il est Prince souingneus un peu de l'archemie et des arts méchaniques, et surtout grand architecte1 ».