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duite, que Vladislav, successeur de Nicolas Alexandre, et sa femme, Anne, donnèrent au Mont Athos, avec une inscription morale sur les « larmes de l’Ââme » et la sagesse des prières; le nom de Vladislav figure aussi sur l’arcade centrale du même couvent de la Lavra, avec celui de son frère Radu, le premier étant qualifié d’ « autokrator », — une affirmation d’indépendance (3). Le prince valaque avait contribué à refaire dans la forme ancienne cette grande église du xI° siècle. Il faut admettre aussi une participation du prince Mircea aux réparations
de Coutloumous.
II. Les relations de la Valachie avec le Mont Athos se maintinrent ; 1l arriva même qu’un des successeurs d’Hyacinthe sur le siège métropolitain, après 1380, Chariton, fut en même temps le premier hégoumène, le protos de la Sainte-Montagne, où 1l résidait. Mais déjà six
ans auparavant le moine serbo-grec Nicodème, originaire de Prilep, mais qui avait passé des
1. Millet, l'École grecque, pp. 283-284; l'Art serbe, pp. 106, 134, 154, 160.
2. Bulletin, NII, p. 148 et suiv. Cf. le même, ibid., p. 1 et suiv.; V, pp. 12-13, 18, et, sur l’église d'Arges, Dräghiceanu, ibtd., V, p. 96.
3. L'inscription a été contaminée par un copiste. Cf. Millet, dans le Bulletin de correspondance hellénique, 1905, et le Bulletin de la section historique de l'Académie roumaine, IT, p. 164. Tbid., p. 167, sur des peintures faites au Mont Athos, en 1423, par un Constantinopolitain, Andronic.
années au Mont Athos, cherchait, pendant l'invasion turque, un abri dans le Banat de Severin, disputé alors entre la Hongrie et la principauté valaque.
On n’a presque rien conservé de sa première bâtisse sur la rive gauche du Danube, à Vodita. Ses moines employèrent hâtivement les restes de blocs romains, des pierres de la montagne voisine et un peu de briques cuites sur
place. Ils en firent un carré de 4 m. 40 de longueur sur 6 m. 25, avec une espèce de narthex, de proportions encore plus irrégulières (1 m. 60 sur 4 m. 40). On reconnaît les traces d’une voûte en berceau sur le narthex, mais pas
aussi celles de la tour. En matière d’ornements,
rien que quelques rangées de pierres mieux taillées. A la fin du XvII° siècle les Autrichiens,
en guerre avec les Turcs, reconstruirent cet édi-
fice, qui abritait encore vers 1660 des moines (1).
Jadis Vodita avait été dotée de revenus
nombreux et très importants (villages, vergers,
pêcheries, pension annuelle). Nous n’avons mal-
heureusement rien conservé des objets du culte ayant une valeur artistique: le document de donation, de la part du prince Vladislav, pour ce
couvent de Saint Antoine, porte en effet un évan-
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gile relié en argent doré, un encensoir, des vases d'argent, des vêtements de soie, des Église de Nicopolis
(les deux relevés par M. G. Bals). pièces d'ornement en fil d’or, des rideaux
d'adamasque (2).
La bâtisse de Tismana, dans les montagnes du Gorj, sous des rochers abrupts, dont jaillissent des cascades, et au milieu des forêts, — cette fois dès le commencement en territoire valaque, dans le pays de Vladislav, — qui considéra ce monastère comme sa propre fondation, — est infiniment plus importante. C'est déjà un grand monument de l'architecture serbe, transportée, — non sans de changements notables, sans doute par l'influence des ouvriers saxons de Transylvanie qui ont dû y être employés —, dans cette nouvelle terre de chrétienté qui avait été organisée pour défendre contre les T'urcs-envahissants, bientôt maîtres de la Bulgarie, de la Serbie, de Constantinople elle-même, comme ils l’étaient de la Grèce, le patrimoine, accumulé pendant des siècles, de la civilisation byzantine (3).
La première forme peut être seulement devinée, d’après une peinture intérieure rafraichie au XvI° siècle. L'église, — comme ce n’est pas le cas pour celles des Balcans qui, à cause de la catastrophe politique du XIV° et du XV° siècles, n’ont pas été refaites — a subi plusieurs réparations plus ou moins fondamentales, dont la dernière l’a transformée et sensible-