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ornements latéraux)

Métropolie de Bucarest

lité des tours de Bucarest a été remplacée par des constructions en bois recouvertes de tôle pete en gris. Le clocher aussi bien que ces cadres de fenêtres appartiennent à l’époque de Brâncoveanu, et l'habitation du Métropolite, transformée elle aussi, a une chapelle, dont

1l sera question plus loin, qui a été bâtie seulement sous le règne de Nicolas Maurocordato.

II. La série des grandes églises princières s’arrête pour une vingtaine d’années, occupées par les règnes, courts et troublés, de princes pauvres, indigènes et étrangers. Jusqu'à la construction de l’église « de la princesse » (Doamnei), à Bucarest, et, dans la forêt, près de Buca-

rest, du monastère de Cotroceni, par le prince Serban Cantacuzène, on n’a, à l'exception de

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Métropolie de Bucarest (plan général)

la chapelle de Dragoslavele, station de douane vers la Transylvanie, chapelle bâtie par Marie, femme du prince Grégoire Ghica, — et on a de cette princesse un splendide calice en argent, pareil à celui de Märginéni, dans l’église de Pantelimon, près de Bucarest (1), — que des églises de province, des chapelles de campagne. Certaines d’entre elles contiennent dans leur plan général des tentatives modestes d'innovation. Telle d’entre ces bâtisses présente une façade pentagonale correspondant de tout point à l’abside du sanctuaire; telle autre, celle de Vädeni, aux cadres de fenêtres gothiques, au petit vestibule ouvert, a le lourd clocher au-dessus du narthex. On observe le même système, avec la petite tour, ajoutée à l’église, du côté Nord, qui permet l’accès à ce clocher, à Vlädesti (dans le district de Muscel), fondation de Pârvu Vlädescu, qui fut contemporain du prince Constantin et victime de son successeur, le cruel Mihnea Radu, puis à Bärbulet, dans le district de Dâmbovita, à Bädesti, près de Craiova (2). À Fedelescioiu, fondation du Métropolite Barlaam et de Grégoire Ghica I”, citadelle entourée de murs puissants qui existent encore, avec la belle ligne de créneaux, apparaît déjà, dans le cadre de la porte finement sculptée, la nouvelle ornementa-

tion sculpturale, au caractère oriental, appuyée sur des rosettes de pierre; mais elle date de

1. Nos Zns:11ptii, I, p. 7o et suiv. F 2. Voy. l:: notices contenues dans des articles et dans la chronique du Pulletin. sur Vädeni, III, p. 164 ets: vw, sur Bärbulet, VI, p. 82 et suiv.

LE FX

l'époque de Brâncoveanu (1). La petite tour, unique, est particulièrement élégante, et la bonne peinture, qui donne aussi les portraits de Ghica, de sa femme Marie, de leurs enfants, Christine, Mathieu, Étienne, n’a pas été refaite. L’habitation des princes est reconnaissable dans ses ruines actuelles. L’on voit encore en haut les armes des Ghica, dans une ornementation toute nouvelle. Mais ce qui est particulièrement intéressant c’est qu'on a conservé les comptes de la construction de cet édifice, commencé en juillet 1673: on voit que les 90.000 briques, à 80 « bans » le mille, venaient de Jiblea, près de la rivière d’Olt, et la pierre à été transportée d’Albesti, que larchitecte a été un Stoica, ayant pour auxiliaire Marin le maçon et d’autres paysans des environs; les sculpteurs en bois qui ont travaillé le beau siège de l’évêque sont aussi des Roumains des environs. Le peintre fut un prêtre rural, Grégoire de Cotesti, le doreur un certain Lupu. La garniture des vases en argent est mentionnée aussi (2).

Ailleurs, on trouve la trace de ce Métropolite Barlaam, auquel, ainsi qu’on l’a vu, on doit le renouveau de l’imprimerie valaque. Son prédécesseur Étienne s'est gagné aussi des mérites dans ce domaine. L'église de Rämesti (Vâlcea), de ce dernier, en pierre, d’une forme très simple, présente, avec le clocher appuyé sur le narthex, un toit de bardeaux, qui se modèle d’après les lignes de l’édifice comme dans les vieilles églises moldaves. Une iconostase d’un goût sobre, comme à Arnota et Stelea, en est un des principaux ornements ; détail tout nouveau et qui n’a pas été imité ailleurs, le crucifix de cette iconostase contient, dans l'attitude des donateurs, Étienne lui-même et ce bizarre prince Mihnea, qui, d’un côté, voulut réformer par des décrets l’Église valaque et, de l’autre, renouveler, comme guerrier — on conservait un de ses

drapeaux au Musée de Belgrade (3) — les exploits de Michel-le-Brave (4).

Près de Pitesti, Barlaam construisit le skite de Trivale; la solide église conventuelle de Turnu, sur la rive de l’Olt, est aussi sa fondation, en 1676 (5). Puis de petits boïars, comme le douanier State d’'Ocna, fondent leurs églises, comme celle, à deux tours, de proportions parfaites, des salines d'Ocna (6). À Balaci (Teleorman), l’église est construite par Constantin Bäläceanu, époux de Marie, fille du prince Serban Cantacuzène, ce Bäläceanu qui, comte d'Empire, rebelle contre Brâncoveanu, appela les Impériaux en Valachie et fut tué

comme colonel au service de l'Empereur dans la bataille de Zârnesti, en Transylvanie (7).

Un peu plus tard, à Golesti, en regard de l’église, de dimensions médiocres, la puissante tour d'entrée, contenant les cloches, ressemble à celle de Câmpulung; l’évêque Grégoire de Buzäu, qui appartenait probablement à cette famille Golescu qui donna des guerriers au XVI° siècle, est ici le rénovateur (8)..A Corbi, c’est la famille des Corbeanu qui élève

l'église, à Mänäilesti un Pârscoveanu, devenu le moine Païsius (9). À Ludesti, l’église a la

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