‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 14 sur 207 · Millet, l'Art serbe, p · texte numérisé non relu

Millet, l'Art serbe, p

a pierre qui recouvre le tombeau de Mircea (+1418) ne porte aucune inscription. La peinture est de l'époque de Brâncoveanu. Des ornements anciens, on n’a plus rien. Il paraît qu'on y conserve encore une cloche fondue en 1403 par un Transylvain, fournisseur des princes valaques (1).

Mais la plus belle œuvre d’art de cette époque est formée par | « épitaphe » de Cozia, datant de 1305-1306, qui est conservé au Musée de Bucarest. D'origine évidemment étrangère, il réprésente un travail de premier ordre et servit dorénavant de modèle pour les pièces de ce genre (représéntation en soie et fils d’or et d'argent de la mise au tombeau) (2). Sur le Christ étendu dans le tombeau, se penche douloureusement la Vierge, suivie, dans cette attitude, par Joseph. Quatre anges sont rangés, les caducées dans les mains, en second plan. En bas seulement, une double rangée de fleurs est ajoutée aux figures. Les inscriptions qui désignent ces

dernières sont en grec.

Nous ajouterons que par imitation on retrouve le même type, mais sans le péristyle ajouté en face du fronton, dans la petite église de Cornet, au défilé de l’Olt, près de l’ancienne frontière transylvaine. Bâtie en moellons, elle présente un fronton lisse, sans ornements, surmonté d’une grosse tour, à gauche de laquelle se tasse une autre, portant les arcatures, qui manquent dans celle-là. La nef, dont les branches donnent la forme de trèfle à l'édifice, est surmontée d’une autre tour un peu plus haute, ornée d’arcatures autour des longues fenêtres étroites. On a conservé aussi en partie, comme à Cozia, les murs d'enceinte. L'église a été cependant soumise à une réparation fondamentale par le Grand-Vornic Mares Bäjescul, en 1666 (3), mais en conservant l’ancien style, et ses murs n’ont pas subi, depuis, la gaine déformatrice de l'enduit. | See

À la même date que Cozia, Mircea avait fait bâtir Cotmeana, qui en dépendait. On n’a jamais donné une description de cette petite bâtisse, sur les pentes douces du district d’Arges (4). La cloche portant la date de 1384-85, avait été donnée, sous le règne de Dan, par le fils de l’hégoumène Dragomir, portant le même nom que son père: c'est sans doute aussi un produit des ateliers saxons de Transyvanie (5). Une autre, datée du mois de mai 1413, est due aussi au travail d'un artisan saxon de Transylvanie, le « maistor » — dit l'inscription

slavone — , le « Meister » Hannes (Hanos en roumain) (6).

IV. Au delà de POI, dans ce qu’on appelle la Grande Valachie (7), Nicolas Alexandre, fils de Basarab, reposait, dès 1364, dans l’église dite princière de Câmpulung, sous une pierre aux lettres creusées en profondeur. Lorsque, en 1628, l’ancien édifice tomba en ruines, on ne découvrit aucune inscription pouvant orienter les rénovateurs, qui commencèrent leur

travail sans retard, sous le règne du prince Mathieu dont on verra plus tard la -part, si large,

T- Operele lui Constantin Cantacuzino, Bucarest 190$, p. 20. Voy. les inscriptions dans la revue Biserica ortodoxä, Il, pp. 740-742.

B5AbE meilleure reproduction dans Cegäneanu, loc cit., et dans la Roumanie en images, I, Paris 1919, p.. 140. - S

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