Hasdeu, loc. cit., pp
GOTDIL pr 32:
7. L'église des potiers (Olari) à Arges est turc aussi par la tradition au XIV° siècle (Bulle-
tin, VITÉ, p. 75).
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dans la conservation des anciens monuments du pays. Comme on avait fait du prince Radu, en le confondant avec un de ses successeurs, Neagoe (donc: « Negrul »), une figure légendaire, celle de « Radu Negru », le fondateur, on lui fit l'honneur de cet établissement aussi. Le mouvel édifice paraît, en effet, avoir été bâti, dès les fondements, d’après un plan qui n’avait rien à faire avec l'original du XIV° siècle (1). Seule, la massive tour de l'entrée, ressemblant à celle de Sân-Nicoarä d’Arges, et le mur d'enceinte se sont conservés. Le monastère existait dès
1351-52, lorsqu'il recevait une donation (2).
Nous ajouterons que c’est à la même époque qu'il faut assigner l’église creusée dans un rocher à proximité de la « citadelle du prince Negru », près des montagnes, sur la Dâmbovita, devant le village de Stoienesti; on y voit, dans une copie moderne, les portraits de Nicolas Alexandre — il est appelé ainsi, de son double nom, — et de Radu (3).
Dans la région de la plaine, il dut y avoir une église à Târgoviste, sur la place de laquelle a été édifiée ensuite la splendide Métropole dont il sera question plus loin; Bucarest avait aussi sur une de ses collines, un premier édicule religieux ; il faut admettre la même chose pour la ville de Buzäu, qui fut bientôt — après 1500 — résidence d’un évêque : elle paraît très ancienne.
En chemin vers Bucarest, non loin du cours de la Ialomita, dans une île fleurie du grand lac, qui s'étend pendant des kilomètres, quelque prince du même XIV° siècle éleva le monastère de Snagov; 1l porte encore dans la seule de ses trois églises qui eût résisté à la destruction une pierre sépulcrale sans inscription qui rappelle celle qui recouvre les restes de Mircea. Un boïar du nom de Vintilä semble en avoir été le premier fondateur, sous le règne de ce Mircea, dont le neveu, Dan II, fait une donation à cette maison, en attendant les nouvelles bâtisses du terrible prince Vlad, dit l’'Empaleur (Tepes) (4).
Près de Târgoviste, sur la colline de Dealu, il y avait déjà en 1431 un petit couvent mentionné dans le même acte qui parle de l’église première de Bucarest (5). En 1433, un autre acte du prince Alexandre (Aldea), fils de Mircea, et celui de Vlad, son frère, daté de 1437, concerne un petit édifice habité et desservi par des moines dans le village de Bolintin, non loin de cette seconde et dernière capitale (6). Une autre église détruite, Tânganul, dans cette même région, appartient à Radu-le-Beau, frère de l'Empaleur, qui y fut enseveli.
Puis, à Gherghita, près de Snagov, il y avait aussi une résidence princière, donc une église, vers le milieu du XV° siècle (maintenant on a un édifice du XVIH° siècle, de même qu'à Tärsor), et la forteresse de Teleajin, probablement à Välenii-de-Munte, contenait évidemment aussi son sanctuaire. Sur le Danube même, Mircea avait fait bâtir les puissants murs de Giurgiu; là-bas, à Bräila, dont le commerce était florissant dès le XIV° siècle, et à Floci, où se verse
la Ialomita, dans cette place de vente pour les laines des pâtres transylvains vivant sur la
1. Cf. La Roumanie en images, p. 134; nos /nscriptii din bisericile Romäniei, 1, p. 126 et suiv. 2. Operele lui Constantin Cantacuzino Stolnicul, p. 10.