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steppe, il faut soupçonner des édifices semblables (1), ainsi qu’à Slatina, au passage de POI, où on n’en a pas Jusqu'ici retrouvé les traces.
Vers la fin du XxvV° siècle, le prince Vlad-le-Moine, dont le surnom montre sa première mission, fit construire tout en bas, dans le voisinage même de Giurgiu, le monastère de Glavacioc et le skite de Babele. Le monastère de Govora, près de la rive droite de l’Olt, sur l’emplacement d’une plus ancienne fondation, est aussi dû à sa munificence. On y voit encore la grosse tour de l’entrée, de tout point semblable à celles qu’on élevait dans la Russie orientale, à la même époque, les murs d'enceinte, de vraie forteresse, comme à Tismana, contenant, avec une tourelle détachée, à l'étage les cellules, puis les caves et les magasins et au milieu la silhouette fine d’une église en trèfle, dont la tour légère, au toit conique, à un air tout à fait occidental (2). L'inscription n'existe plus, mais un document de 1490 la mentionne (elle fut terminée en 1402) (3) : l'édifice actuel fut bâti par Brâncoveanu (XVII° siècle), près des ruines de l’ancien, dont on y a transporté les pierres sépulcrales et où on a pris le modèle pour les portraits de Radu, fils de Vlad, et de sa femme, qui continuèrent les travaux à Govora. Ce fils, qui commença son règne dès 1495, devait revenir aux grandes traditions des bâtisseurs du
XVI° siècle.
V. Ces princes valaques du XIV° et du XV° siècles s’habillent richement, dans des costumes qui, au début, sont, comme dans le sépulcre d’Arges, ceux des chevaliers occidentaux, à la fin du moyen-âge. Les copies des anciens portraits, qui peuvent renseigner aussi sur la peinture roumaine en Valachie à cette époque, nous les représentent. À Cozia, dans la grande église et dans la chapelle funéraire, qui nous occupera plus loin, Mircea et son fils Michel, associé au trône, ont, comme le despote Constantin de Kustendil, comme le despote Olivier à Boïana, en Bulgarie, un court vêtement rouge à petits cercles noirs ornés de bleu ; des galons d’or entourent les bras au-dessus du coude et bordent le bout de la manche ; un petit manteau de pourpre brodé d’or est jeté sur les épaules; les pieds entrent dans des cnémides étroites, ayant sur les genoux l'aigle byzantine des despotes ; des chaussures à la poulaine en fil d’or chaussent le pied; l'épée pend au côté du guerrier, qui porte une couronne à trois branches pointues au-dessus des cheveux flottants. Mircea a les moustaches tombantes et la barbe pointue du Christ. Sur un portrait conservé au musée d’Ambras et dont une reproduction figure sur des brochures populaires racontant les cruels exploits de l’'Empaleur, Vlad apparaît avec un chapeau triangulaire, en velours rouge orné de bordures de perles à la base; l’aigrette de plumes ou de fil d'argent est soutenue par une agrafe en forme d'étoile, dans laquelle un gros rubis est entouré de perles; cinq très grosses perles s'appuyant l’une sur l’autre sont rattachées à Pas grette elle-même. Cette fois, les cheveux pendent en très longues boucles; le prince porte un double col renversé au-dessus d’une « pèlerine » en fourrure de zibeline; de très gros boutons en or repoussé ferment sa tunique.
Enfin à Govora, Radu, avec les mêmes boucles, que recouvre cependant une couronne en or, porte la longue tunique de brocart rouge, recouverte en haut par le dolman de fourrure ;
le vêtement de brocart vert, bordé de rouge au cou, aux manches et à la ceinture, est, par
1. Des ruines d’églises s'élèvent encore dans la plaine voisine. 2. Voy. aussi Cäläuza Cäilor ferate romine,p. 45. 3. Operele lui Constantin Cantacuzino, p27 Cf mos nSerPH A, 2 po T7eLet eue
endroit, recouvert de perles; sa chaussure est en pourpre AÀ côté, la princesse Catalina (Catherine), a la tête et la gorge recouvertes d’un long voile blanc; par-dessus sa robe rose,
elle porte, comme son mari, le court manteau de pourpre à dolman de zibeline.
Des travaux en métal du XV° siècle, on a encore le « panagiaire », donné en 1431, par le boïar Dräghici, Grand-Stolnic, au couvent de Snagov. Sur une des deux pièces, 1l y a, les figures du milieu ayant disparu, une frise peu élégante de figures de saints très bien exécutées, se succédant comme des icônes entassées les unes sur les autres. [L’autre, avec deux seules figures au milieu de la frise, et, pour le reste’ des fleurs, offre au milieu un rectangle dans lequel on distingue entre les colonnes fines d’un triptyque, sous un frontispice comme celui des manuscrits moldaves de l'époque, la Vierge et deux saints; les quatre espaces libres entre les lignes du carré et le cercle où elles s'inscrivent sont occupés de saints couchés à terre (1). L’objet a été fait à Venise, ou tout au moins à Raguse.
N'oublions pas les monnaies. Elles portent
ordinairement avec des
inscriptions latines, puis