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Nos Znscriptii, I, pp

2. Des prêtres, comme Gennadius d’Arges (1701-1702), sont mentionnés comme artistes de crucifix (nos Znscriptii, IT, p. 234). Cf. un autre crucifix, de 1700-1701, à Râmnic (4bi4., p. 310).

3. Bulletin de la Section historique de l'Académie Roumaïine, IT, p. 200 et suiv.

V. Tout en fondant et en refaisant les maisons du Seigneur, le somptueux prince valaque pensait aussi un peu aux siennes. |

À Târgoviste même, toute l’ancienne Cour de Cercel fut transformée; on y ajouta des chambres nouvelles. Les comptes de ce règne porteht la mention des sculpteurs (giefrari) qui ont travaillé à cette cour princière de Târgoviste et des maçons (zi/ari), des fabricants de briques (1).

11 commença, en 1608-1600, par son palais de Potlogi, dont on n’a aujourd’hui, près

de l’église peinturlurée, que des ruines impo-

les chambres de service; le second étage, auquel donnait accès un escalier, portait de trois côtés des loggie appuyées sur des colonnes. Les appartements du prince étaient séparés de ceux de la princesse : leur ornement principal se composait de dessins en stuc, en relief, repré-

sentant des feuilles, des fleurs grêles, d’après

des

\ pN MCCAE fleuris, des lampes, sur les murs extérieurs de RLEL À : à à

trouve, avec des palais fantastiques, des rosiers

la petite église de Fundeni Doamner, düûe aussi aux Cantacuzènes, ses parents. On a relevé même les traces de portraits en fresque, représentant, à ce qu'il paraît, les membres

de la famille régnante. L'inscription est d’une

finesse extrême, les lettres d’une allure capri- CI. M. H.R.

Pierre dédicatrice du palais de Potlogi.

que de marbre; l’exécution de l’aigle valaque

est du travail le plus délicat. On n’a conservé que des fragments isolés de la sculpture en,

pierre, qui a dû être très riche (2) : ces consoles représentent l'aigle bicéphale des Cantacuzènes, des épées entrecroisées, des couronnes, des chapiteaux bizarres, où, sous la double arcade corinthienne, grimacent des têtes humaines schématiques, de même que la balustrade de la tour de Coltea s’appuyait sur des consoles rondes à tête humaine, — un motif nouveau de décoration (3).

À Mogosoaia, le palais princier date de 1702. Il s’est très bien conservé, malgré quelques réparations dans la première moitié du XIX° siècle. Au-dessus de l'étage inférieur, très bas, dont on a déjà vu la destination, s'élevait une /oggia ouverte, carrée, à quatre colonnes de chaque côté, appuyée sur une large bande de pierre ajourée et, de l’autre côté, donnant sur le lac, une autre loggia, fermée, aux arcades appuyées sur des piliers, et une

splendide façade contenant deux autres balcons ouverts, appuyés sur deux colonnes ; entre les

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