Tnscriptii, I, p: 205. É
7. Notre notice dans le Courrier franco-roumain (Paris), septembre 1922; Xevista de Tocilescu, IT, planches.
SRE LAS
oamemlor), dans la voûte de la tour, le Pantocrator, tout autour les légions des anges, en bas aux coins les évangélistes, dans les médaillons les quarante martyrs; dans les absides, en bas, les grands martyrs, autant qu’il pourra en entrer, et, sur la façade, des voûtes aux dalles, tous les saints auront des couronnes en or; l’iconostase sera en stuc : les douze fêtes principales, les apôtres, la croix et les prophètes, autant qu'il pourra y entrer, et le stuc doit être recouvert en entier d’or et d'argent de bonne qualité et quatre images : le patron, le Christ, la Vierge et une quatrième que nous jugerons convenable; aux fenêtres les docteurs; dans le compartiment des femmes, sous la voûte, la « platitéra » et tout autour des anges; en bas, aux coins, des anges; en face, en haut, le tabernacle de la Rédemption; sous la ceinture les fondateurs; en dehors, dans l’ambon, sous la voûte l’'Emma-
nuel, et, en bas, la surface toute blan-
che; les colonnes tordues, en couleurs et les couronnes en or, et de l'autel Cet, : CN NE ; nd Église valaque d'environ 1700.
jusqu’à l’extérieur le champ sera tout blanc, et, tout en dehors, à la place du patron, en face l’image du patron et les couronnes en or. » Avec 1.400 piastres, l’entretien, le vin et l’eau-de-vie, — ceci « pour la fatigue de rester
debout » —, l'œuvre sera faite (1).
L'influence vénitienne doit être admise, au début, pour cette époque. En dehors de l’assertion formelle de Del Chiaro, on a dans un document valaque la mention du fils du Vornic Pascal, plus tard le moine Athanase, qui y séjourne pour « son instruction » (2). Le prince Constantin y envoya, en 1744, douze fils de boïars, dont Räducanu Cantacuzène, qui
y passèrent trois ans, étant rappelés ensuite par des intrigues politiques (3).
Ces moines et ces prêtres, ces officiers et ces petits boïars qui avaient, pour vraie profession — et ils s’en orgueillissaient — la peinture, appartenaient donc, en Valachie, aux indigènes. Rarement dans les couvents dédiés, comme à Väleni, on trouve des maîtres étrangers, tel le peintre Nicolas d'Énos. On faisait venir de l'étranger seulement les matériaux : de Transylvanie l'or, l'argent, le « grünspan »; de Vienne les mêmes couleurs. On a les commandes de Dumitrana Stirbei (1781), du vieux Stan Jianu (1787), qui, parlant de l'iconostase de l’église de Pierre Boj à Craiova, annonce à Hagi-Pop de Sibuiu-Hermanstadt qu'il y
fera entrer « des stucatures et des colonnes de portail et des couronnes très belles », et dans
1. lorga, dans la revue Ziteraturä si artä rominä, IV, pp. 190-691.
. Bulletin de La Section historique de l'Académie roumaine, II, p. 203 et suiv. 3. lorga, Genealogia Cantacuzinilor, p. 120.
ce but il a « envoyé un peintre, un grand maître, pour la recouvrir d’or et d'argent » (a).
Ci et là, l’ancien système moldave de décoration extérieure en peinture réapparaît en Valachie. À Bucarest l’église « aux Saints » (1726) offre dans ses niches les figures des Sages et des Sibylles, œuvre d’un maître distingué, capable de rendre un mouvement élégant, on ignore son nom, À la chapelle épiscopale de Râmnic, les fresques recouvrent la série d’arcatures supérieures, ainsi que les cadres carrés du registre inférieur, séparé du premier par un tore soigneusement sculpté, comme, du reste, les fenêtres elles-mêmes, ayant un cadre de peinture autour de celui en pierre; à la base du clocher, on a pratiqué des médaillons pour les contenir, et elles se rencontrent aussi entre les fenêtres du même. C'est l'œuvre -de maître (Grégoire, ven 1754 (2).
Plus d’une fois, dans les petites villes de province, sous l’enduit, on découvre de très belles peintures du XVIII° siècle; celles de Mäldäresti, dans l’Olténie, sont restés libres (3).
Et ce qui mérite une attention spéciale, c'est le caractère des dessins de feuilles et de fleurs qui recouvrent les espaces vides ou encadrent les registres de figures ou de scènes.
Chaque peintre essayait du nouveau sous le rapport des lignes aussi bien que sous celui de la couleur. On dirait, dans l’ornementation polychrome, après un siècle et demi, la réplique valaque au « tapis » de peintures des maîtres moldaves de
l’époque des Rares et de Jérémie Movilä.
C'est, du reste, le seul domaine presque de la
peinture, car les livres d'église ne sont plus 1llus-