‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 172 sur 207 · CI. M. H.R · texte numérisé non relu

CI. M. H.R

Travaux en bois du XVI et XVII® siècles

trés à nouveau, à l'exception de telles publications faites à Râmnic, à l’époque de l’occupation autrichienne et après, qui donnent, en caractères grecs, mais aussi en lettres latines, le nom de Démètre (4) ou bien celui d’un Michel, d’un Constantin, diacre et prêtre, fils d’un Michel (1751) et de son fils Georges, d’un Démètre, d’un autre Michel, d’un Basile, fils de Dobromir, d’un Grégoire, d'un Démètre Popovici etc. etc. (5). Les gravures sont surtout nom-. breuses dans l’Anthologie de 1737 et dans le Penticostaire de 1743. Plus tard, un Iordan signe des gravures à Bucarest, un P. Ghirie, à Buzäu, en 1760 (6).

Studii si ou VIII, pp. 7-8, 16.

Nos Znscriptiü, 1, p. 279 et Suiv.

Bulletin, V, p. 60 et suiv.

Bianu et Hodos, Bibliografia, Il, pp. 43, 52. Tbid., pp. 20; 23,-M163,/ 170, 173, 175,2218, 217% 244,027751270, 283, 280; 205. = (LES CrAMEES sont surtout nombreuses dans l’Anthologie de 1737 et dans le Pentiscostaire de 1743.

6. Zbid., p. 192. Voy. ibid., pp. 147, 140, 192, 211, 226 et, en général, la table du second volume.

ur RO D

Ce sont des imprimeurs capables de donner le cas échéant, des bois d’une conception , / F A . . = et d’une exécution plutôt médiocre (1). C’est aussi le cas pour l'illustrateur moldave, dans >: . " » v . . \ ] l'imprimerie nouvelle de Rädäuti, Grégoire (2). Pour le reste, on se borne à reproduire ou

à imiter les anciennes gravures (3).

Cette grande école de peintres d’églises exerce aussitôt une influence sur la Transyl-

Travaux en bois du XVII et XVIIe siècles CI. M. H.R.

vanie, qui adopte, comme à Räsinari, comme à Säliste, dans les environs de Sibuiu-Hermannstadt, le style aux murs extérieurs recouverts de peintures, ce qui contraste vivement, par cet aspect souriant, avec la noire façade sobre des vieilles églises saxonnes.

Déjà, en 1084, le peintre Constantin travaillait à l’iconostase de l’église, déjà mentionnée, de Inidioara, alors que, ainsi que nous l'avons dit, Constantin Caïan et Stan s’occupaient de la peinture murale (4). En 1716-1717, le moine Joseph signe sur une icône d’Alba- Iulia (Gyula-Fehérvär (5). Un peintre, Nicolas d’Iclod, apparaît en 1699 (6). On connaît le nom même des peintres valaques qui, arrivant en Transylvanie, y formèrent bientôt des élèves : ainsi Nicolas de Pitesti, qui travaille en 1763 à Gura-Sadului avec l’hiérodiacre Jean de Deva, et Siméon Oprovici, de Craiova, employé en 1771 à l’église, à la très grande et belle église de Poiana (7). On voit le père à côté du fils, l'élève vivant dans la maison du maître, du « dascäl » (8).

Pour d’autres, voy. 2bid., pp. 304 (Stanciu), 310, 340, 356. ASE DAS A CEM01d MP: 107:

A savoir une bonne imitation des blasons d’Anthime.

Nos Siudii si documente, XIII, p. 118.

Ibid., p. 34.

Bulletin, VII, p. 46.

Nos Séudii si docuinente, Pp. 109, 147.

Ibid, pp. 76, 188.

None ù

En 1787, trois peintres du nom de Jean travaillaient ensemble (1). En 1780, on rencontre Jean de Turchis. Vers la fin du siècle, le nombre de ces artistes s'accroît : Brasov- Kronstadt a le peintre Constantin, qui signe en 1706 (2); Näsäud-Naszéd le peintre Todor (3) mais le plus doué de tous est ce Simon Silaghi d’Abrud, qui a laissé dans l’église de son village natal en 1704, puis, l’année suivante, à Vidra-de-jos, dans les environs, des icônes incomparables (4). Un Démètre Dimitriu, qui se rencontre à Abrud en 1838, pourrait bien être son élève (5). Un peintre, Toretchi d’Arad, est employé par l’évêque de Bla; (6). À Sighisoara on trouve un Roumain du district de Fägaras un noble, Jean Fogarasi (7).

Mais c’est dans le pittoresque village modèle de Säliste, près de Sibuu-Hermanstadt, sous la montagne, que la peinture d'église se développe le plus, à côté de la sculpture elle-même, car le surnom de « Chipariu » de « chip D figure peinte, mais plutôt sculptée, que porte un de ses habitants paraît avoir le sens de sculpteur (8).

En 1812, Basile Munteanul (ce qui signifie origimaire de la Valachie) s'associe pour des peintures à un autre « Muntean », Florian, qui est « peintre et curé » (0). Le prêtre Jean suit, en 1820, la tradition artistique de ce prédécesseur (10), et en même temps le village possède un autre peintre laïc, Basile (11). La tradition s’est perpétuée jusqu’à nos jours, ornant de belles peintures même les petits autels en pierre disséminés à travers les rues — les croix en bois, très fréquentes, sont toujours peintes,

en Valachie —; deux vieilles femmes s'intitu-

laient « zugravita », peintres, en 1903 (12).

CI. M, H.R. : Sir FFE Trad en bois die ne et mr oc lee IV. La nouvelle imprimerie transylvaine se

forme à Blaj, dans la résidence de l’évêque

roumain uni, dès la fin du XvII° siècle, à l’Église catholique romaine, sous l'influence des

TITLE C PET 0ICEn er OS:

bi ap. ose DOI Rp ESA Tbid. pp. 30, 202:

p. 28. Ranite de Creiova y. travaille en 1764 (ibid., p. 58). p. 58. D’autres peintres, 20id., pp. 73, 101, 104, 127, 144. DATI - Ibid., p. 40.

DO œu ou BE RE NN Sn &

ny

Ne

Sue Le

12. /bid., p. 190. — Un portrait de paysan sur bois. Catalogue du Musée de Bucarest, p. 161.

nouveaux dominateurs du pays, les Impériaux autrichiens. Elle commence d’abord par

des travaux de gravure imitant grossièrement les produits de l’art occidental. Ils sont dûs

à un Vlaicu, au moine Joannic Endredi (1). Mais, dès 1765, on fait venir de Jassy le typo-

graphe et peintre d’estampes Sandu, puis, en 1774, un des ouvriers et artistes de Râmnic, Pierre

Popovici (il signe Papavici), un « fils de prêtre » (2). C’est seulement vers la fin du siècle

que les clichés de Blaj, généralement très médiocres, sont dûs à un Transylvain, Démè-

tre Finta (1702 (3).

En dehors des peintres, la Valachie présente des noms indigènes aussi dans les autres domaines de l’art. Des sculpteurs en bois signent en roumain, comme ce Jean qui donna au petit monastère de Välenu-de-Munte une porte discrètement sculptée (4). Les iconostases sont d’une très grande beauté pour toute cette époque, et 1l est possible que des artistes de Valachie eussent travaillé aussi dans les Balcans, où on trouve le même fouillis de sculptures en ajour que dans les pays roumains (5).

Les sculptures en pierre sont dües aux continuateurs du métier de ce vieux Badea: distincts des simples maçons, z/dari, qui partaient de Câmpulung, dans les environs de laquelle se trouvent les carrières, depuis longtemps exploitées, d’Albesti, pour construire des églises de village (6), ces ptetrari continuaient, aux portes et aux fenêtres fleuries de sculptures, l’ancien style (7). « J'ai écrit (scrés), moi, le prêtre Jean

le Pietrariu », est-1l dit dans une inscription de

GIEMz ANR:

Travaux en bois du XVII et XVIII siècles.

1763, à l’église des Saints de Râmnic, « toutes les parties en pierre de cette église (8) ». A Gärdesti, à Drägäsani, en plein XIX° siècle, on imite avec succès les anciens maîtres, et les

ornements de fenêtres en faible relief, à la Métropolie de Bucarest, à l'évêché de Buzäu sont

dignes de la grande tradition (0).

Les objets en métal sont-ils commandés comme auparavant en Transylvanie? On peut

AU AN EDR 172,208, 212 0210, 220:

. Tbid., p. 349.

MONOSrSCrIpiIn ll, D 232;

Page 1