CI. Gion Illustration d’un livre de corporation (vers
comme celles des Grecs balcaniques, de
Vienne (9).
En Bucovine, devenue autrichienne en 1775, dans le pays de Moldovita, Humor, Voronet et Sucevita, la grande tradition des peintres subsistait encore, et même, fait remar-
quable, des peintres de ‘cette province travaillèrent à Neamt, à l’église d’Étienne-le-
Iorga, dans la revue Ziferatur& si artä romänä, IV, p. 601.
Nos Zuscripti, II, pp. 183, 194, 198.
Ibid, pp. 145, 194.
Tbid., p. 160; revue Arhiva de Jassy, II, pi 524 (1736, 1751-1752). Trad Me (e2) per or eo)
Tbid., pp. 190-191.
Tbid., pp. 27, 146, 202, 290 (1824).
Ibid., p. 201 (image de la Madone, en 1820).
Ibid, p: 187.
D œN ou RER
Grand (1), et même en Transylvanie, comme Vasilachi Chitescul, de Suceava, vers 1826-1830.
L'élève de Chitescul, qui se retrouve aussi à Neamt, fut cependant l'étranger Basile Eliman (2).
L’imprimerie orne ses livres religieux de très médiocres gravures, dûes aux imprimeurs : Grégoire, fils de Stan, originaire de Brasov-Kronstadt, son associé Sandu, qui passa à Blaj,
plus tard, vers la fin du siècle, et Simon (1707) (3). Mais ce domaine appartint, dès 1756, pour plus de trente ans,
à un Russe, Michel Strilbitzki qui devint pendant une occupation moscovite, «exarque» de l’Église moldave et protopope; les produits de son imprimerie, à Jassy, puis à Dubäsari, à Mohilev, sur le Dniester (4) ses bois et ceux de son fils Polycarpe sont d’un style détestable, reproduisant brutalement des modè-
les russes à un moment où
l’ancien byzantinisme était
contaminé là-bas d’influen-
Scène tirée du carnet d’un peintre valaque vers 1700. Cf. Revue de la semaine, année 1921.
ces occidentales dominantes.
Le grand couvent de Neamt, réformé par le Russe Païsius, abritera une imprimerie très active, mais les bois des moines sont assez grossiers (5).
La sculpture en bois donne une superbe iconostase dans la petite église de Saint- Georges (près de la Métropolie en ruines), délicate bâtisse se développant en hauteur, avec de fins ornements en pierre et un tore imité des Trois Hiérarques. Mais c’est tout, A Jassy même, à Botosani, apparaissent les lourdes portes en fer massif. On a de belles veilleuses à Saint-Pantélimon de Jassy, un tabernacle dans la même église, surtout de bonnes reliures en argent. À côté d’un indigène, le prêtre Laurent (6), ou d’un Philippe Nicolau, de 1781, « argentier », des étrangers détiennent ce domaine : un prêtre Grégoire, Russe, un Serge,
qui paraît être de même origine (7).
VI. La maison de Bäneasa, appartenant au poète Väcärescu, n'était pas isolée à la
fin du xvIII* siècle, quand, malgré le devoir, signalé par Raicevich, dans ses « Osservaziont »
Annales de l'Académie Roumaine, XXXIV, p. 22.
Nos Séudii si documente, XIII, p. 160.
Bianu et Hodos, Bibliografia, Il, pp. 85, 126-127, 132-133, 139, 142, 145, 159-160, 162, 171, 393. Ibid, pp. 137, 160, 220-221, 224, 277, 292, 306, 314, 316, 327, 330, 330, 350, 300.
Cf. nos Z{nscriptiu, II, p. 192.
Tbid., p: 143.
. Cf. ibid., II, p. 143, 186, avec le même ouvrage, pp. 142, 189, 193.
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de 1788, qu'avait chaque boïar de paraître à la Cour, on gardait des relations étroites avec la campagne. Ici, en marge du village, aussi bien que le long de la grande rue de la capitale, la maison du noble roumain reproduisait en plus petit et avec des matériaux intérieurs, mais dans la même large cour, pleine d'habitations pour les esclaves tziganes, d’étables et de magasins, avec la perspective sur le jardin et le lac, le palais du prince. Sestini décrivait déjà, dans son Vraggio curioso ed antiquario, cette maison caractéristique, avec la cave immense, flanqué de chambrettes de service, le péristyle appuyé sur des piliers, des colonnes en pierre ou,
plus fréquemment en bois, aux chapiteaux
délicatement ouvragés, le toit pointu recouvert de bardeaux. De simples profils ornaient les fenêtres étroites. La porte en bois, d’un travail délicat, ouvrait en bas d’un long escalier monumental, ordinairement du côté droit, parfois en face, à côté de la porte, en treillis de chêne, de la cave. En entrant dans les appartements, on trouvait la salle centrale, sur laquelle s’ouvraient les quatre portes, deux de chaque
côté, des chambres à coucher et du sa-
lon au plafond en bois lambrissé. Un mur séparait ces appartements du dépôt d’aliments et d’un long couloir qui menait aux cabinets. Parfois, sous le plancher du péristyle s’ouvrait l'entrée d’une cachette.
La grande cuisine, au fourneau 1immense était rattachée aux habitations des
esclaves.
L’Olténie seule présente encore des mai-