‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 178 sur 207 · Voy. nos Znscriplii, Il, p. 82 et suiv · texte numérisé non relu

Voy. nos Znscriplii, Il, p. 82 et suiv

3. lorga, dans les Amüales de l'Académie Roumaïine, XXVIT, pp. 118-121. Voy. aussi les observations du peintre Aman sur les restaurations d’Arges, dans la revue Wamwuri de Craiova, année 1922.

II. En Moldavie, celui qui avait essayé de donner une autre direction aux arts graphiques, fut un des principaux écrivains — un poète à la mode des Académies italiennes — et le créateur du journal en Moldavie, Georges Asaki. Fils d’un prêtre qui a fait des traductions du français, il avait suivi des études, dans le domaine de l’art aussi, à Vienne d’abord, puis à Rome, où il séjourna pendant longtemps. On en a de beaux croquis de cette période. Revenu à Jassy, il surveilla la construction d’une des maisons dans le style nouveau, esquissa certaines des anciennes églises, donna dans son atelier de lithographie des tableaux de sa composition représentant des scènes du passé moldave (1). Mais il s'arrêta là, et ne fut jamais un peintre.

Ce fut cependant sous son influence qu’un des élèves de son école d’arpentage, Angheleu, donna une belle planche du roi David en gravure sur airain, et qu’un élève de l'Académie fondée par Michel Sturdza, Balthazar Panaiteanu, alla en Occident, en Allemagne, à ce qu'il paraît, pour étudier surtout la gravure sur pierre; il a donné vers 1840-50

quelques estampes assez bien exécutées (2).

Mais c’est encore de la Valachie que devait venir la nouvelle école de peinture.

Comme en Moldavie, des étrangers, même -— comme à Botosan: — quelque boïar, leur élève, faisaient des portraits des nobles. On en a beaucoup d’une assez belle exécution. Le poète Conaki possédait même un tableau de Lampi Giovine, aujourd’hui au Musée de Bucarest (3). La Hthographie de Chladek, un Tchèque, donnait vers 1840 un portrait du Métropolite Denis Lupu; il peignait aussi des portraits. Deux Allemands travaillaient vers 1860 à illustrer des livres, comme la traduction roumaine de la Gerusalemme liberata; on a même quelques gravures d’un Français qui travaillait près de l’église d'Udricani.

Des Français aussi (4) découvrirent le pittoresque du pays, de la Valachie surtout; le charme des steppes, la beauté romantique des anciens monuments, le charme des croix semées le long des routes, l’intérêt des costumes, la calme beauté classique des paysannes, le mouvement des scènes populaires, la curiosité exotique des modes orientales dans le beau monde. Raffet, dans le « Voyage » du prince russe Démidoff, Bouquet, dans l « Album moldo-valaque », publié en supplément par l’{{lustration en 1849, Doussault, à différentes occasions, communiquèrent cette révélation aux Roumains eux-mêmes. Appelé dans le pays pour une mission archéologique par le professeur Alexandre Odobescu, le peintre suisse W. Trenk a laissé toute une série d’aquarelles représentant les monuments historiques qui se conservent au Musée de Bucarest.

En 1831, Nicolas Teodorescu, élève du peintre d'église Mathieu, qui travaillait à Cäldärusani, fondait une école à Buzäu ; une autre, à Câmpulung, était déjà créée par les fils du diacre Serban (5).

Dès 1852, Constantin Leca était professeur de dessin à Bucarest, en même temps que ce

Scarlate-Karl Wallenstein, un Allemand de Transylvanie probablement, qui fut peut-être son

1. Mémoires de l'Académie Roumaine, XXXIV, p. 743 et suiv. Des tableaux de sa collection, Catalogue du Musée de Bucarest, p. 180.

2 DIT D'Ao0:

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