‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 187 sur 207 · SN · texte numérisé non relu

SN

Bacäu (1491);

Hârläu (Saint-Georges) (1492);

Saint-Nicolas de Jassy 1492-1497);

Borzesti (1493-1494) ;

Dorochoiïu (1405);

Päpäuti (1496);

Räzboieni (1406);

Tazläu (1407-1407);

Piatra (Neamt) (1497 - 1408) (voir p. 330);

Monastère de Neamt (1407);

Volovät (1502);

ÂArbora (1503-1504;

Reuseni (1503-1504) presque identique à la précédente;

Dobrovät (1504), terminée sous le

successeur d'Étienne-le-Grand.

En examinant les principales dimensions des églises qui nous occupent, nous obser-

vons que certaines d’entre elles sont de dimensions plus ramassées, d’autres plus allongées. Le rapport de la longueur à la largeur varie H2522200; à Neamt, ce rapport est de 3,4 (sans compter l’exonarthex). De même les hauteurs — par rapport aux dimensions du plan — varient, de façon que nous possédons un type trapu plus byzantin d’allure et un autre type plus élancé, plus gothique. Entre ces deux types, 1l y a toutes les transitions.

Il faut pourtant observer que, quelle que soit la catégorie dans laquelle nous classerions ces églises à ce point de vue, les proportions en sont toujours très réussies et nous n’éprou-

vons jamais, à leur aspect, une impression de

faute ou de gaucherie. Cette harmonie des pro-

portions, qui est une des principales qualités de l'architecture, est à noter à l’actif des maïtres de l’époque, qui, à défaut des grandes constructions qui font la gloire de l’Occident, ont su, néanmoins — avec des moyens resde d'art.

Ce que nous avons dit jusqu’à présent, nous

treints —, créer réelles œuvres

Église de Saint-Nicolas (Jassy)

permet de classer les églises d’Étienne-le-Grand en deux catégories principales :

1° Celles qui n’ont pas d’absides latérales; et,

2° Celles qui en possèdent.

Dans la première catégorie, se placent les églises les plus simples, qui ne portent pas de tour non plus et n’ont, par conséquent, qu’une toiture simple, plus ou moins inclinée.

Dans cette catégorie d’églises nous ne trouverons pas de contreforts (sauf de rares exceptions).

Ce type — plus réduit — comprend en majorité les églises plus modestes, celles des villages ou

des petits couvents. Ceci n’est pourtant pas absolu,

car quelques-unes des églises de ce type sont assez

grandes.

Pourtant, dès que les dimensions augmentent,

la portée des voûtes s'agrandit et comme consé-

quence apparaît la nécessité des contreforts. Dans la deuxième catégorie, celle des églises à

absides latérales extérieures, se trouvent celles qui

possèdent une tour. Elles sont d'habitude plus gran-

des et présentent plus de variété; c'est un type

Plan de l’église de Saint-Georges à Hârläu

plus évolué. Il ne se présente pourtant pas comme un type postérieur à l’autre. Les dates des constructions des églises des deux catégories ne montrent aucune différenciation chro-

nologique.

Il y a aussi des églises qui, au lieu d’absi-

des semi-circulaires, possèdent, en plan, de sim-

Église de Saint-Nicolas à Dorohoiu

ples ressauts rectangulaires avec contreforts.

Cette simple variante ne peut pourtant pas constituer un type séparé. L'église du monastère de Neamt — ainsi que nous l’avons déjà dit — est d’un type à part. Elle présente des formes sensiblement (voir 30-40 et 41) plus développées; elles

est plus grande que les autres et elle nous déroute un peu par ses caractères qui la font res-

sembler plutôt aux églises de l’époque qui suit le règne d’Étienne-le-Grand. La date de sa

construction dans les dernières années de son règne nous permet de la considérer comme une

transition naturelle et comme le point de départ de l’évolution nouvelle du style moldave.

Elle possède un nouveau compartiment inter-

calé entre le naos et le pronaos. (La paroi qui le

sépare du naos a été enlevée au commencement du

__ XIX' siècle.) L’exonarthex, qui est un élément nou-

Église de Päpäuti à Botosani

Bälinesti, dont nous avons déjà signalé les clochers collés contre le mur sud du pronaos, clochers qui servaient en même temps de porche, l’usage de l'époque étant, au contraire, de construire des clochers isolés ou faisant partie d’un complexe d’autres bâtisses.

C'est ainsi que nous trouvons encore aujJourd’hui les clochers de Piatra (Neamt) et de Päpäuti (Botosani).

Cette nouvelle subdivision ne serait cependant pas justifiée, parce que le clocher de Bälinesti n’est pas contemporain de la construction de l’église, ainsi

que l’on peut s’en convaincre en constatant que ie

veau a, peut-être, été ajouté ultérieurement. Il y a, 1c1, une étude de détail qui est encore à faire. On pourrait être tenté de faire aussi une caté-

gorie spéciale pour les églises de Miräuti et de

Page 1