‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 27 sur 207 · CI. M. H. R · texte numérisé non relu

CI. M. H. R

tiennent des ornements que 4e ; Inscription dédicatoire de l’église de Bälinesti.

LS la grande église de (commencement du XVI* siècle). |

Neamt, faite en 1497 : on y

voit de très beaux festons en style roman. Celle de Milesäuti (1487) offre une savante complication de lignes.

Les mêmes caractères se rencontrent dans les sceaux. « Mistr Ian » avait ajouté à la fin de l’épitaphe de Bogdan I”, après la mention de son propre nom, une petite reproduction des armes du pays, le taureau avec l'étoile entre les cornes et, d’un côté et de l’autre, le soleil et le croissant de la lune. Le grand sceau du Voévode donne une variante plus étoffée de cet emblème, qui figure dans un écusson encastré lui-même dans un hexagone aux rameaux en hémicycle, avec des entrelacs; dans les angles sont fixés des fleurons correspondant à ceux des tombeaux de Putna et de Rädäuti. L'inscription a absolument le même caractère que dans celles qui surmontent les portes d’entrée des églises. Un sceau de Pierre I* n'offre rien d’intelligible. On a aussi le sceau de Roman I°.

Enfin, remarquons les monnaies moldaves dont la première a été pendant longtemps attribuée à Bogdan I‘, alors qu’elles ne commencent probablement qu'avec Pierre I* (2). Elles ne portent pas, avec une seule exception, à l’époque d’Élie I‘, comme les monnaies valaques, des figures humaines ou des portraits de princes, mais seulement le taureau finement stylisé, comme

1. Kozak, ouvr. cité, p. 8. Le tombeau dela femme de Luc n’a aucun dessin dans le cham » » P P

central (ibid., p. 10).

2. Cf. Les représentations dans l’article Ban du Wagnum Etymologicum de Hasdeu et N. Docan,

dans les Annales de l’Académie Roumaïine, XXXII.

dans les sceaux et l’écusson. Une monnaie de Bogdan (II?) a aussi deux épées croisées avec une

inscription latine, du meilleur gothique. Parfois une croix paraît, flanquée de deux couronnes

Pierre tombale de Bälinesti. CI. M. H.R. Pierre tombale de Bälinesti.

princières. Sous le grand Étienne on n’a cependdat qu’une croix entourée de deux rosettes dans un cadre en pointillé. Il paraît que, jusqu’à ce règne prospère, on frappait ces monnaies en Pologne (1).

Il n’y avait pas dans ces églises d’Étienne-le-Grand de peinture extérieure. Celle de l’in-

| 1. Voy. pour le détail notre ouvrage Vegotul si mestesugurile, Bucarest 1906, pp. 11-13; 2° édition dans notre /storia Romänilor in chipuri si icooane, Craiova 1922.

térieur, qui n’a pas été encore décrite, s’est conservée à Päpäuti près de Botosani, à Hârläu, à Dobrovät plus au Sud, dans les grandes forêts du district de Vasluiu. Tout en suivant les règles de l « Herméneia », elles s’en distinguent parfois. Comparée à la peinture d’Arges, celle-ci est plus sévère, nous dirions même plus dure; les figures sont de moindres dimensions, les scènes plus nombreuses et plus compliquées. On a publié certains des portraits d'Étienne et de sa famille, tels que les portent les fresques de Rädäuti. Le prince apparaît encore jeune,

avec une fine moustache sur sa large face aux grands yeux, auprès de son fils Alexandre, né

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