CI. M:H:R
inestl.
Peintures murales de Bäl
tit
sente le taureau moldave au long cou portant l'étoile entre les cornes ; l’écusson des princes moldaves s’y ajoute en bas. On n’a pas oublié dans le haut le croissant de la lune et le soleil. Des festons entrelacés occupent le reste du champ. Dans celle de 1479, mal conservée, mais de beaucoup supérieure comme ordonnement, sous l'enseigne du taureau et l’écusson aux fleurs de lis
l'inscription se déroule en huit lignes d’une belle exécution énergique. Avec sa large enceinte
MOI ju
Château de Cetatea-Albä (1). CI. M. H.R.
de murs, sa cour intérieure, sa citadelle flanquée de tours, c'était vraiment un des monuments les plus importants de cet Orient chrétien (1).
Enfin, si la citadelle de Roman n'existe pas plus que celle de Cräciuna sur le Milcov, du côté de la Valachie, Neamt présente encore ses murs debout, avec la trace des quatre tours qui la flanquaient, maïs les ornements en pierre ont depuis longtemps été pillés par les habitants du bourg voisin (2).
Commençant son règne sous les auspices les moins favorables, les boïars étant partagés entre plusieurs factions et le pays rudement éprouvé par leurs luttes fratricides, Étienne, qui s'éteignait, le 4 juillet 1504, dans sa résidence de Suceava, n’avait pas seulement rendu la
paix intérieure à son pays en lui assurant une indépendance de fait à laquelle les Turcs
1. Étienne retenait auprès de lui tel Grec, Démètre Rhallis, que le Grand-Duc de Moscou envovait dans des buts d’art en Occident (Réau, L'art russe, Paris, 1921, p. 238). — L'église de la mission moldave à Constantinople, le Bogdan-Saraï, aujourd’hui en ruines, ne paraît pas avoir été bâtie par des artisans roumains (voy. Pulletin, IX, p. 10 et suiv.).
2. Voy. Romstorfer, Schloss Neamt und einige Klosteranlagen in seiner Umgebung, Cernâuti
1809; Läpédatu, dans le Bulletin, VI, p. 57 et suiv. Une colonne de l'habitation princière à Vasluiu, Bulletin, VIII, pp. 93-04. Sur celle de Jassy, 2b1d., IX, p. 48.
mêmes, devenus suzerains de nom par sa volonté, dans le but d’avoir un allié assez puissant pour résister aux concupiscences polonaises et hongroises, n’osèrent pas toucher pendant longtemps. Il sut employer les revenus importants d’un commerce européen qui passait à travers la Moldavie pour créer de sa munificence royale tout un art, dans les différents domaines de la civilisation byzantine, qui a bien un cachet roumain, correspondant aux conditions du ch-
mat (toit fortement penché, revêtement de briques émaillées), aux matériaux fournis par la