‹ Histoire de l'art roumain ancienChapitre 64 sur 207 · Zbid, p. 200. et suiv · texte numérisé non relu

Zbid, p. 200. et suiv

7. Des détails dans notre Meamul Romäânesc in Bucovina, p. 01.

SNos Zuscriptit, I; p.34.

déposer à Râsca, près de l’évêque Macarius, mort, d’après la chronique, cette même année (1} les ossements de sa mère Anastasie (2). Au mois de juin de l’année suivante, on ajoutait en son nom un vestibule à l’église de Rädäuti (3). En même temps, Alexandre bâtissait une petite chapelle à Putna (4). L'inscription, très riche, porte les armes du pays, dans une forme nouvelle, la tête de taureau étant flanquée d’un lion. Un peu plus tard, il élevait le clocher de l’église de Saint-Démètre à Suceava (5).

Il en arriva ainsi à commencer sa grande bâtisse de Slatina, non loin de Pobrata, dans les mêmes vallées au milieu des forêts de pins, bâtisse par laquelle il entendait rivaliser avec son beau-père et le dépasser.

Commençant par l’église elle-même (6), en forme de croix, d’après cette consuetudo nostra dont parle une lettre princière de cette époque, elle se présente avec une façade appuyée sur des contreforts et percée de trois fenêtres gothiques fleuries. La ligne unique des arcatures sur presque toute la surface extérieure montre bien que l’église était peinte en dehors ou du moins qu’elle attendait une peinture qui n’est pas venue à cause des vicissitudes du temps (7). L'entrée, surmontée d’une inscription soignée, portant le taureau dans la dernière formule artistique, mène dans un vestibule obscur, qui de son côté se termine à lest par la plus belle des portes ornées que l’on trouve dans les églises moldaves; la dorure se rattache encore au triple profil gothique. Il dut y avoir des compartiments séparés, disparus aujourd’hui, pour le narthex et la chambre des tombeaux. Les pierres sépulcrales ont été enlevées en partie; on ne voit que celle de la princesse Théophane, fille du fondateur, dont le tombeau brisé a laissé des fragments (8). Le premier est en marbre rose et blanc et en dehors de feuilles d’acanthe coutumières’ présente l'innovation de deux élégants chapiteaux corinthiens soutenant une voûte.

On a tout le circuit des murs, avec la tour d’entrée et les deux autres du côté de la forêt, dont une, très forte, mène à l’édicule qu'on appelle la chapelle de la princesse Roxandre (9). Les fenêtres étroites sont distribuées en deux par une colonnette en brique. Une partie de la maison princière, avec ses deux étages, ses arcatures, ses fenêtres profondes, est encore sur place. Un autre pâté d'habitations est formé par la trapéza et la cuisine, intactes. Sur la porte, le nouvel écusson aux armes moldaves, le taureau étant accompagné de deux lions; toute la rangée des fenêtres aux cadres simples s’est conservée en face; les arcs noircis de la voûte se voient encore dans la cuisine. |

De la riche donation de cette église, on a, ou on avait encore, deux épitaphes en fils d’or sur soie rouge reproduisant tous deux les portraits d'Alexandre encore jeune, avec une petite barbe noire, et de Roxandre, en robe de brocart aux ornements de fourrures

et de galons d’or ; les figures d’après la technique habituelle, sont en tissu de soie ; on

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