Nos /nscriptii, I, pp
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Une photographie de Bucarest en 1856 nous la montre sans changement. Mathieu est revenu aux anciennes traditions représentées par l’église de Pierre Cercel à Târgoviste. Ici encore, on a une grande bâtisse portant sur le narthex, auquel on avait ajouté un tout petit porche ridicule, deux tours en maçonnerie, assez élégantes. La nef se développe par des absides latérales, supportant la tour principale, d’une distinction parfaite; au fond, sur le sanctuaire, plus restreint, deux tourelles finissent l'édifice. Les murailles latérales, distribuées en deux registres, portent dans chacun d’eux des fenêtres; on voit, au fond, la grosse tour des cloches, dont la coupole avait été transformée (1). Probablement à la même époque, la corporation des argentiers avait bâti
l’église de Zlätari, dont la démolition a été
= ordonnée 1l y a vingtaine d’années : le mur Le £a UNE Ve d'enceinte était recouvert de peintures refai-
RNUDE
tes. Une église de Saint-Constantin a été
détruite sur le même emplacement (2).
À Târgoviste, Mathieu refit Saint-Nicolas, détruite par un incendie (3); l’église des Saints - Empereurs date de 1642 (4). Et
Saint-Constantin, aujourd’hui en ruines, est
CI. Romstorfer de la même époque. Le riche prince pieux Église de Särindär (à Bucarest). n’oublia, du reste, comme Étienne-le-Grand, aucune des villes importantes de sa principauté : Craiova eut dans Saint-Démètre, refaite, une église princière (5), Caracäl une autre, avec des manoirs d'habitation — car le prince était originaire de cette région. À Ploiesti, ancienne terre de Michel-le-Brave, on a encore son église, à côté d’une autre, dont ne subsiste qu'un pan de mur, recouvert de peintures, assez belles, mais d’une date incertaine (6) : l’église de Târsor, résidence des princes du XV° siècle, fut relevée par les soins du même: on en voit les ruines près de l’église de Brâncoveanu (7); à Gherghita, autre résidence de ses ancêtres de la lignée des Basarab, on lit encore l'inscription commémorative de 1641, portant comme patron le nom d’un saint soldat, Procope (8) : un capitaine avait été chargé de surveiller les travaux. Buzäu eut le nouvel édifice de l’évêché, transformé ensuite sous le même Brâncoveanu ; on en a trouvé l'inscription dans les murs du palais voisin (0). À Pitesti aussi une des églises peut se réclamer de la munificence de Mathieu, ce Pitesti dont Neagoe datait une de ses lettres.
À Tärgoviste, on lui doit encore des ouvrages de sculpture, extrêmement remarquables
comme le tombeau de sa femme Hélène, morte en 1653 (son propre tombeau, à Arnota, offre
. Cegäneanu et Haret, dans le Bulletin, IV, pp. 48, HE DID ervr.
Nos Znscriptii, II, p. 80.
Zbid., I, pp. 59-60.
. Bulletin, VII, p. 1or1.
Nos Znscriptii, I, p. 360,
. Zbid., IT, pp. 4-5. On y a trouvé une inscription de Vlad l’'Empaleur. HELDIZIAperS;
.- Bobulescu, dans le Bulletin, VII, p. 100.
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le même caractère). On voit bien que ce prince, qui entretenait des relations très étroites avec
la Transylvanie, étant l’allié et l’ami de ce prince Georges Räk6czy dont le concours lui avait
Église des SS. Empereurs à Târgoviste (iconostase) CI. M. H.R.
permis d'occuper le trône, faisait travailler dans un autre style que celui de la tradition des maîtres saxons ou polonais : les pièces libres, comme le corbeau héraldique, des griffons, des
lions, des anges, des attributs du pouvoir suprême, canons, drapeaux, etc, en témoignent.
Dans le vase de métal donné au couvent de Dealu on voyait même des soldats dans le
costume du temps.
Mathieu fit commémorer par une église qui n'existe plus aujourd’hui la victoire rem-
portée en 1505 par Michel-le-Brave sur les Turcs « au pont de Cälugäreni ». Toute une série
de monastères lui doit, à lui seul et à ses boïars, ainsi que nous l’avons déjà vu et qu’on le
Plan de l’église des S.S. Empereurs
à Târgoviste
verra aussi plus loin, .leur fondation. En Olténie
. d’abord, où il avait ses attaches et dont il représen-
tait l'essor guerrier, 1l éleva, avec son parent Preda Brâncoveanu, le couvent de Motru (1653), celui de Sadova (1633), qui est le premier en date, celui de Strehaia, ressemblant à l’église de Cercel, en 1645, celui « d’un seul tronc » (dintrun Llemn), refait ensuite (1). Mais surtout ce qui est sa grande œuvre de ce côté c’est le couvent de Brâncoveni, sur sa terre, couvent bâti dès 1631-32, puis refait en partie par son parent Brâncoveanu, mais dont la tour massive vient du premier fondateur (2). L'église: du village fut bâtie par Mathieu aussi, en 1634-35. À Arnota, dans la montagne, il édifia l’église conventuelle destinée à recevoir ses ossements (3). La petite église de Topolnita est l’œuvre pieuse de son capitaine Buliga (4). En Valachie même, celle de Saint-Démètre à Târgoviste est due au boïar Buzinca, celle de Pleniceni à Dragomir (5).
Ce prince est, en outre, le fondateur des églises rurales de Slobozia, décrite par Paul d'Alep, le voyageur syrien, de Negoiesti, sur l’Arges, aujourd’hui en ruines, de Plätäresti, bien conservée (1646), de Drägänesti (avec son parent Ducul) et de Läculete (6), puis de Mäxineni (7) sur le Séreth, dont on n’a que l’inscription dédicatoire, de Brebu (Prahova), qui s’est maintenue très solide, de Soveja, en Moldavie (8).
Comme on a pu le voir déjà, les églises sont
dédiées aux saints soldats.
Au Mont Athos on doit à Mathieu les peintures de Xénophon, la chapelle de Saint-
Michel à la Lavra, peinte par Marin et Anastase de Nauplie (0).
Les boïars imitèrent l'exemple princier: Socol à Cornesti (1645), Gorgan à Bucarest, des
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. Bulletin, TITI, p. 34 et suiv.
Cf. Bulletin, IV, p. 55 et suiv.
Nos Znscriptii, I, p. 203 et suiv.
Îbid., pp. 203 et suiv., 208-200.
Tbid., IT, p. 00; Bulletin, NII, p.
Nos Znscriptir, II, pp. 270, 338-330.
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. Tbid., I, pp. 24, 210-211, 263 et suiv.
. Bulletin de la section historique,