‹ Histoire de l'Assemblée constituanteChapitre 20 sur 54 · XXXVI AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XXXVI AVERTISSEMENT

dites par plusieurs de ceux -mêmes qui les ont avancées, elles ne m*ont pas paru pouvoir porter atteinte au caractère d'un homme public, si longtems à découvert dans toute sa conduite, ses pa-» rôles et ses actions. L'abbé dé Montgaillard^par-» ticulièremeût, m'a fréquemment fait agir avec les honmies que je combattais,^ et m'a prêté des phrases en contradiction frappante avec mes opiîiions connues. Il me fait dire, par exemple, qu'il fallait quehs accusés fussent jugés dans le sens de la réi^olution. Assurément, je n'ai jamais prononcé ces paroles : c'est uhe preuve de plus de la légèreté qui a souvent présidé à la rédaction de cet ouvrage^ et que lui-même constate fréquemment; car, page 376^ il me met au nombre des ennemis du pouvoir royale et , page 887, il me place à la tête de ceux qui l'ont défendu. Le même auteur n'est paé plus fidèle à la vérité, lorsqu'il fait dire à M. de Talleyrand : Releifons^nous réci^ proquement de nos sermens. Où M. l'abbé de Montgaillard a-t-il pu prendre une phrase aussi coupable, et qui serait en même tems dépourvue d'esprit et dé convenance, ce dont on n'a jamais accusé M- de Talleyrand de manquer?

Malgré ces reproches, trop fondés, qu'on petit faire à l'ouvrage de l'abbé de Montgaillard, je n'en pense pas moins qu'il fournira des matériaux utiles à l'histoire, pourvu , toutefois, que l'on

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