‹ Histoire de l'Assemblée constituanteChapitre 41 sur 54 · XCIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XCIV INTRODUCTION

.entre les hommes qui n'avaient soutenu que des prétentions personnelles et ceux qui avaient en vue les intérêts publics. Parmi ces derniers on compta quelques nobles, et particulièrement ceux qui Tétaient depuis plus long-tems ; quelques magistrats , de riches capita- Ustes, les uns par opinion, les autres, parce qu'ils supportaient impatiemment la supériorité sociale des premiers ordres ; quatre ou cinq prélats, et tous les curés, dont le plus grand nombre n'avaient qu'à gagner aux changemens qui s'annonçaient.

La querelle s'établit donc alors sur la composition qui serait donnée aux états-généraux , car , après l'engagement solennel qu'avait pris le roi , on ne pouvait plus penser à en éluder la convocation. M. de Brienne, comme tous les ministres qui ne sont pas véritablement hommes d'état , n'allant qu'au jour le jour , avait cru gagner du tems, et avait espéré, peut-être, jeter la division dans les partis , en appelant les corps , les sociétés savantes et même tous les citoyens à donner leur avis sur la formation des états généraux. L'histoire du pays devint, en effet, l'objet des recherches les plus étendues, et l'on reconnut facilement que c'étaient la composition même des états , leur séparation en ordre et le mode de leur délibération qui les avaient le plus souvent rendus inutiles.

Des idées aussi patriotiques qu'écbôrées , qui commençaient .à devenir assez générales , se manifestèrent dans l'assemblée de Romans , autorisée à se réunir pour délibérer sur le rétablissement des états du Dauphiné ; bientôt, elles y furent paises en pmtique. L'assemblée décida que les états seraient désormais composés de la noblesse et du clergé, comme précédemment,

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