AVERTISSEMENT. XI
Après avoir parié de la réunion de la minorité de la noblesse aux comn>uDes,M. deFerriéresdit: « ]MQ\f. La Fayette, le prince dePoix, ledncdeLiao- « court, le vicomte de Noailles, Charles Lametb son t « restés dans la chambre de la noblesse, ainsi quQ ec plusieurs autres noble»; mais c'était d'accord « avec la minorité pour y semeç la division , pour « y ourdir des intrigues, pour y espionner ce qui c< s'y fesait, en instruire les commune et opérer « plus sûrement k destruction de l'ordre. » Rien de plus faux assurément, je pourrais même ajouter de plus évidemment inventé par l'esprit de parti , que cette acçq^ation. Il fallait se refuser à l'évidence, et ignorer entièrement ce qui se passait sous ses yeux, pom* ne pas savoir que les membres de la minorité , restés dans la chambre , n'avaient fait que céder à la. nécessité Jt^ir à leurs mandats, et qu'ils éprouvaient une vive afïKction de n'avoir pu sWocier à une démar^ che qu'ils avaient appuyée de tout leur assentiment.
Il règne, dans un grand nombre de passages de ces Mémoires, une ignorance inconcevable des événemens, des jugemens pleins de partialité sur les individus^ une prévention constante et haineuse contfe ta autorité de l'assend^^iée nationale. Là, M. de Ferrières reproche à M. Necker, « d'a- « voir soudoyé des brigands à Versailles, pour faire « violence à l'archevêque de Pari», afin de le con-