XII AVERTISSEMENT
« traindre, en reflDrayant, à se réunir aux com- « munes avec Tordre du clergé. » Certes, c'eût été un étrange conspirateur queM.Necker, qui^^lîvré à tous les genres d'hésitation, ne désirait peut-être plus, comme j'ai de fortes raisons de le croire, la réunion des ordre;s , ni le vote par tête que luimême avait; provoqué. Ici, il attribue aux réformateurs le projet de faire massacrer les membres de la majorité de la noblesse, disant t^ qu'on en a parlait ouvertement , et qu'on avait déjà marqué « leurs maisons. » Quels étaient donc ces réformateurs ? Les. premiers étaient M. de Malesherbes, M. Mounier, M. de LgUy, M. de Clermpnt- Tonnerre^ M. de La Fayette, MM. de Lameth, M. Adrien Duport et une multitude d'autres ci^ toyens, également grands propriétaires , et qui,, certes,, avaient un intérêt immense a ce qu'on ne marquât pas les maisons , à ce qu'on ne brûlât point les châteaux. Il faut placer encore au rang de ces.réformateurs, signalés par l'auteur à la haine publique , les parlemens , le clergé, la noblesse , qui tous avaient appelé lès réformes.
Cette seule énumération suffit, je pense, pour que le lecteur puisse juger si M. de Ferrières a mis de la réserve dans ses déclamations , et si les graves assertions quîil se permet portent l'empreinte de la vérité. Plus loin, après avoir raconté, avec des détails hideux et invraisemblables, les meurtres de MM. Foulon et Berthier, ilajoute queaces atrocités