‹ Histoire de l'assemblee constituanteChapitre 91 sur 139 · LIVRE X\ï · texte numérisé non relu

LIVRE X\ï

QUESTION DE L' ÉMIGRATION. — AFFAIRES DE VINCENNES ET DES TUILERIES. — FÉYRIER ET MARS 1791.

ChaP. I. — Situation des partis au commencement de février. — Lafayette. — * Le duc d'Orléans. — Projets de la cour. — Plan de Mirabeau. — Émigration des tantes du roi. — Émotion à ce sujet. — Le comité chargé de présenter une loi sur l'émigration déclare qu'une loi pareille serait inconstitutionnelle. — Discussion orageuse. — Apostrophe de Mirabeau à l'extrémité gauche. — Le projet de loi est renvoyé aux comités. — Mirabeau attaqué aux Jacobins.

D'après ce que nous avons dit de l'organisation des jacobins, on comprend sans peine que les hommes qui dominaient dans le club de Paris régnaient, en quelque sorte, sur la révolution; mais cette autorité était mobile comme la faveur populaire. Lafayette, Bailly, Mirabeau, l'avaient possédée tour à tour : maintenant c'étaient les Lametli et Barnave qui en jouissaient. Les Lameth étaient, comme on l'a vu, en ifroid avec M. Lafayette. On travaillait à détruire l'influence qui restait à celui-ci avec une ardeur pareille à celle

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