‹ Histoire de l'Autriche-HongrieChapitre 7 sur 47 · ETIENNE · texte numérisé non relu

ETIENNE

Les premiers successeurs de saint Etienne ; Ladislas le saint (1077-1095). — Koloman (1095-1114); la Croatie unie à la Hongrie (1102); colonies allemandes ; guerres avec la Galicie et Venise. — Lutte contre les Mongols (1239-1241) et la maison d'Autriche; les derniers rois de la dynastie arpadienne (1235-1301). — Progrès de la civilisation

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Le fils pour lequel le grand roi écrivait ces maximes mourut avant son père (1031). L'église Thonore comme un saint. Les dernières années du règne d'Etienne furent troublées par des compétitions et des complots qui affligèrent sa vieillesse. Il mourut le 15 août 1038, trente-huit ans, jour pour jour, après son couronnement. Il fut enseveli à Szekes Fejervar (Alba regia, Stuhl-Weissembourg). Etienne avait désigné pour son successeur son neveu Pierre, fils du doge Urséolus. Ce prince étranger à la Hongrie se rendit impopulaire par son insolence, par la façon brutale dont il traita la veuve de son prédécesseur ; les Hongrois se soulevèrent contre lui et proclamèrent à sa place un ancien chef de tribu, Samuel Ala. Pierre se réfugia en Allemagne et implora le secours de Tempereur Henri III. Il consentit à se reconnaître tributaire à condition que Tempereur le replaçât sur le trône. La Diète germanique dé-

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clara la guerre à la Hongrie; rarmée impériale pénétra jusqu'à Gran (Esztergom) : l'anti-roi dut acheter la paix à des conditions humiliantes. Plus heureux dans une autre campagne il repoussa les Allemands ; mais sa tyrannie, aussi cruelle que celle de Pierre, provoqua une insurrection. Pierre eut recours à ses anciens alliés : dans une fête solennelle il fit hommage à l'empereur du royaume de Hongrie et en reçut Tinvestiture. Cette humiliation ne pouvait lui assurer le trône ; une assemblée populaire réunie à Csanad le déclara déchu de la royauté et proclama à sa place, André, fils de Ladislas le Chauve (1046-1061). Le début de son règne fut signalé par une violente réaction des païens contre les chrétiens et les étrangers. Il réussit néanmoins à se faire sacrer, et finit par interdire sous peine de mort l'exercice du paganisme. Attaqué par Tempereùr, il parvint à lui résister avec l'aide de son frère Bêla et à conclure une paix honorable. Il fut bientôt après détrôné par Bêla luimême (1061) et mourut dans un combat sur les bords de la Tisza. Bêla au début de son règne eut à réprimer une nouvelle conjuration des païens contre l'Eglise : il y ïéussit et s'efforça par de sages mesures économiques de remédier à l'état désastreux où les luttes civiles avaient réduit la Hongrie; il mourut par accident en 1063. Conformément aux usages asiatiques (qui prévalent encore aujour d'huien Turquie), son neveu Salomon (1063-1074) lui succéda. Ce prince était âgé de douze ans. L'empereur Henri IV profita de sa jeunesse pour lui imposer une tutelle humiliante. Le royaume fut ravagé par les Polovtses ou Gumans, qui en 1067 envahirent la Transylvanie. Ils furent défaits à la bataille de Gserhalom où, suivant l'expression d'un contemporain, les têtes rases des Polovtses roulèrent comme des citrouilles. Les Petchenègues furent également battus sur les bords du Danube. Malheureusement, la maison royale était en proie à des luttes intestines, sans cesse renaissantes. Les ennemis de Salomon lui reprochaient d'être la créature des Allemands et d'avoir fait hommage à l'empereur d'un état qui appartenait à Saint- Pierre. Le pape Grégoire VII, alors en lutte contre Tem-

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