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dès la fin du ni' siècle. Elle n'a donc aucun caractère traditionnel et ne saurait être invoquée comme une objection contre la preuve tbéologique tirée du consentement des Pères. Saint Augustin *, saint Cbrysostome *, saint Cyrille d'Alexandrie ^, Tbéodoret *, parlent de cette fausse interprétation comme d'un système déjà ancien, auquel la version des Septante avait donné lieu, et qui était universellement répudiée de leur temps. Ni comme doctrine, ni comme tradition, l'bypotbèse imaginée par les premiers interprètes catboliques de la Bible ne saurait donc être un argument favorable aux prétentions de l'hérésie et de l'incrédubté.
4. Calvin a voulu dénaturer encore une des paroles de la Genèse Trxte de n Citées plus haut, et y trouver la confirmation de sa tbeorie du serfarbre. « Dieu, dit l'écrivain sacré, vit que toutes les pensées des w hommes se tom*naient universellement au mal. » Donc, conclut l'hérésiarque, toutes les œuvres humaines, même les plus saintes, sont radicalement souillées par la concupiscence; elles portent le vice de l'impureté originelle, et aucune ne saurait être agréable aux yeux du Seigneur. Un peu plus d'attention et de bonne foi aurait suffi à Calvin pour saisir la fausseté de cette argumentation. Si les crimes du monde antédiluvien eussent été le fait d'mie nature asservie au péché, dépouillée de sa liberté d'action et forcément esclave du mal, comment Dieu, dans sa justice, eût-il pu sévir avec tant de rigueur contre des fautes involontaires ? La langue manquerait d'expressions pour caractériser la cruelle tyrannie qui se plairait à punir dans l'homme des actes dont l'homme n'aurait ni la conscience ni la responsabihté. Enfin, si toutes les actions humaines sont ainsi perverties dans leur source, comment Noé, qui était un homme, faisait-il, avec sa famille, exception à la loi uuiverseUe? Comment l'Ecriture peut- elle nous apprendre qu'il fut trouvé juste devant le Seigneur? Les sophismes de l'hérésie échouent donc, aussi bien que les insinuations d'une fausse science, en face de la simplicité divine du Livre saint. Dieu , qui voyait monter le flot de la corruption sur cette terre dont l'homme altérait l'har-
1 De Civit. Dei, lib. XV, cap. xiii. — « Homil. 20 in Gènes. — » Lib. Il Glaphyr, in Gsnes. — * Interroaat. xi.vii in Gènes,
monie, « se repentit d'avoir créé l'homme. » Energique expression, qui attribue à l'Essence divine un sentiment humain, poiu* mieux peindre l'indignation et la colère que tant d'ingratitude de la part des créatures provoquait de la part du Créateur, Certes . dans son omniscience et sa providence éternelles, Dieu avait prévu que des abîmes d'iniquité répondraient aux trésors de sa munificence; il avait, dans les conseils de son éternité, résolu d'élever sa miséricorde infinie au-dessus de la malice des hommes et de la perversité même de Satan. Le mot de la Genèse n'est donc ici qu'une figm^e expressive, mise au service de l'indigence du langage humain, incapable de parler de Dieu en termes adéquats.
5. Avant d'effacer de la terre une race perverse, dont les désordres avaient pris des proportions gigantesques que rien, dans les générations actuelles, ne saurait nous représenter, les avertissements divins s'étaient fait entendre aux coupables par la voix d'Hénoch. La menace du châtiment était suspendue sur la tête des pécheurs; et cette circonstance prouve une fois de plus que les crimes qui allaient attirer la vengeance céleste n'étaient point des actes involontaires. Que fût-il arrivé si ces natures, extrêmes dans le mal, touchées enfin par un sentiment de repentir, eussent déployé pour le bien et la vertu leur énergie et leur puissance primitives? Quels héroïques exemples, quelles œuvres de bénédiction on eût vus se produire alors sur une terre que les eaux du déluge ne sei aient jamais venues bouleverser ! Mais la voix de la miséricorde se perdit dans le tumulte et le choc sauvage des passions déchaînées. L'heure de la vengeance fut fixée; les jours furent comptés, et cent vingt ans étaient la limite dernière qui restait à cette génération jusqu'à ce qu'elle vît s'accomplir sur elle la justice terrible du Tout-Puissant *. a Dieu dit alors : Je détruirai l'homme créé de mes mains.
1 Natal. Alex., Histor. eccles., tom. I, pag. 217, art. 3. —Voir les preuves pat lesquelles le savant docteur établit qu'il faut entendre les paroles de la Genèse : « Mon esprit ne demeurera plus avec l'homme, parce qu'il est cliair; » et les jours qui lui sont comptés ne dépasseront pas cent viugt ans; » non point dans le seus que la vie humaine était dès lors réduite à cette période d'années, mais dans le sens que cent vingt ans seulement s'ôcouleraieiit eaeore jusqu'au déluge.
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» Je l'exterminerai de la face do la terre, lui, les animaux, les rep- » tiles et jusqu'aux oiseaux du ciel, car je me repens de les avoir » faits. »
6. Quand on songe à Tuniversalité de cette menace et à la rigueur i>o,,rq,.ni les de son exécution, les pensées les plus diverses se présentent en
animaux sont> lis compris
foule à l'imagination. En faisant disparaître la race antédiluvienne, Vîojiiedclt?il semble que Dieu se soit réservé de diminuer et d'affaiblir les "^^r\i^"?Je°'
nntéililu-
vionnc des
hommes?
Po.irquoin'y
a;ira-t-il plus
(îe nouveau
énergies vitales de l'homme par un déluge qui appauvrirait la force productrice de la terre, et changerait les conditions atmosphériques primitives. Il lui fallait ainsi comprendre dans la catastrophe universelle les animaux eux-mêmes, dont la taille colossale aurait fait 'qullacin-' des ennemis trop redoutables à la race humaine amoindrie, et dont (S^SieT? les appétits gigantesques et la fécondité primitive auraient dévasté trop rapidement un sol épuisé. Tel fut, vraisemblablement, le dessein providentiel qui fit comprendre dans une même destruction, avec l'homme coupable, les animaux sans raison qui n'avaient point péché avec lui. Si l'on se demande en outre pourquoi la justice divine ne sévira plus , jusqu'à la consommation des siècles, contre les crimes et les désordres de l'humanité par un semblable cataclysme, la conscience hésite à en chercher la raison dans une culpabilité moindre de la part des générations qui suivirent. Le spectacle des cbrruptions et des hontes du paganisme semble, au premier coup d'œil, si effrayant et si sombre, que nous avons peine à comprendre comment les crimes du monde antédiluvien purent le dépasser. Cependant il est certain qu'au miheu de la décadence intellectuelle et morale du polythéisme, il se trouva comme contrepoids à tant d'ignominie un peuple tout entier, qui resta fidèle à ce Dieu que le monde antédiluvien avait oubhé. La nation choisie ^orta â travers les siècles l'espérance et le salut de l'univers, et l'œil de Dieu voyait en elle la chair et le sang que Jésus-Christ devait diviniser. Quand les eaux du déluge vinrent inonder la terre, « toute chair avait corrompu sa voie ; » quand les crim-es des civilisations païenne? «urent atteint leur apogée, toute chair allait redresser ses voies, A la parole et à l'exemple de l'Homme-Dieu. Et ainsi notre Seigneur Jésus-Christ nous apparaît, dans la plénitude
des temps, au centre des deux mondes, commue le Sauveur de l'univers entier. Son Eglise, attendue et figurée dans le Testament ancien, définitivement fondée par le Testament nouveau» est la véritable arche de Noé qui continue à sauver le monde.
7. Mais que faut-il penser du salut éternel des multitudes humaines englouties dans les eaux du déluge? Les rigueurs divines ne sont-elles pas toujours merveilleusement alliées à la miséricorde, et devons-nous croire que parmi les générations antédiluviennes subitement atteintes par la vengeance céleste, en face d'une xnoii certaiAe dont les flots, en montant toujours, rapprochaient à chaque instant la terrible image, il ne se soit pas trouvé des âmes saisies par un repentir sincère? Ce serait exagérer gratuitement le sens de l'Ecriture sainte et prêter à la parole de Dieu une extension qu'elle n'a pas. « J'exterminerai, dit le Seigneur, la race hu- » maine de la face de la terre. » Telle est dans sa stricte rigueur la menace divine. Qui donc oserait aller plus loin et prétendrait substituer à la perte temporelle, seule indiquée ici, une éternelle damnation? Il se passa en ces jours ce qui arrive encore sous nos yeux. Les uns, plus endurcis et plus obstinés dans le crime, moururent avec le blasphème sur les lèvres et la rage dans le cœur. De ce nombre furent « tes antiques géants dont parle l'Ecclésiastique , » qui n'eurent pas une prière pour leurs pe'chés; ils périrent avant » d'avoir humilié leur orgueil et perdu la confiance qu'ils met- » taient dans leurs forces ^ d Mnis il s'en trouva d'autres qui inclinèrent leurs cœurs sous la main vengeresse et tournèrent vers les cieux un regard suppliant. Ceux-là, saint Pierre nous apprend qu'il leur fut fait miséricorde. « Après que le Christ eut souffert la mort » pour nous, dit le Prince des Apôtres, il alla annoncer la bonne » nouvelle de la rédemption aux âmes renfermées dans les fimbes, » à ces esprits autrefois incrédules, que la patience de Dieu atten- » dait, aux jours de Noé, alors qu'il construisait l'arche ^. » Pour les victimes du déluge il y eut donc, en dehors de l'arche de Noé, un moyen de salut éternel, comme il y a aujourd'hui le baptême
* Eccli., cap. XVI, 8. — « S. Petr., I Epist., cap. ni, 18, 19, 20.
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du désir, qui régénère et sauve aussi les âmes retenues par nrse erreur in\nncible en dehors de la communion, avec le corps de l'Eglise catholique.
§ II. Construction de l'arche.
8. a Cependant Noé avait trouvé grâce aux yeux du Seigneur. » Juste et parfait dans ses voies, il marchait avec Dieu. Ses trois » fils, Sem, Cham et Japhet, imitaient l'exemple paternel, pendant » que la corruption avait envahi le reste du monde, car toute chair » avait corrompu sa voie. Et Dieu dit à Ncé : La fin de toute chair » est arrivée. La terre est couverte des crimes des hommes; je les » exterminerai de la terre. Construis une arche de bois soigneuse- » ment travaillés, où tu ménageras des compartiments intérieurs » et que tu enduiras de bitume sm^ toutes les surfaces. Cettq. arche » doit avoir trois cents coudées de long, cinquante de large, et » trente de hauteur. Qu'elle reçoive le jour ]3ar une ouverture su- » périeure * d'une coudée de haut, dimension qui sera conservée » pour l'inclinaison du toit. A l'une des extrémités tu placeras la )) porte d'entrée, et tu partageras tout l'édifice en trois étages. Je » répandrai ensuite les eaux du déluge sur la terre, pour faire » mourir toute chair en laquelle se trouve le souffle de vie. Tout » ce qui respire sous le ciel sera détruit. Mais j'établirai avec toi » mon alliance. Tu entreras dans l'arche, toi et tes fils, ta femme » et les femmes de tes fils , avec toi. Tu y introduiras aussi deux » animaux, mâle et femelle, de chaque espèce , afin qu'ils soient » sauvés avec toi ; tu prendras donc un couple des oiseaux de cLa- » que espèce, de tous les animaux terrestres, de tous les rep,tiles, » afin que leur race échappe avec toi à la mort. Tu auras soin de ») réunir tous les aliments nécessaires pour ta famille et pour ces » animaux, et tu les placeras dans l'arche. — Ainsi parla le
* Le ^enestram in arca faciès, de la Vulgate, ne rend pas exactement le texte original. Voir à ce sujet Les Livres saints venge's, tom. I, pag. 294. M. Glaire y a rcuni, dans un paragraphe plein d'érudition, les divers sentknents des interprètes à (îc sujet.
1 ôponiio ce Koé?
» Seigneur, et Noé exécuta fidèlement tous les ordres divins K » La coT)«t, n<- 9. Celte page de la Genèse est une de celles que l'incrédulité a le
tion de 1 ar- ^
plus vivement attaquées. Depuis Celse, le sophiste épicurien du siècle de Trajan, jusqu'à Voltaire, le patriarche du pli ilo sophisme moderne, jusqu'à Bohlen et à de Wette, les propnf,^ateurs allemands des idées antireligieuses du xviii^ siècle, l'ironie, le sarcasme, les dénégations se sont amoncelés contre le récit biblique. Impossibilité de construire l'arche dans les conditions données par Moïse ; impos* sibilité d'y réunir, de tous les points du globe, un couple de chaqua espèce d'animaux; impossibilité d'y loger un tel nombre d'hôtes; impossibilité de les y nourrir; impossibilité pour Noé et sa famille de suilire à leur entretien pendant la durée de leur réclusion, certes, il semblait y avoir, dans ce vaste champ d'objections, matière à faire triompher enfin les sourires de l'impiété et les dédains de la philosophie. Cependant, depuis Origène qui répondait victorieusement aux attaque!^ de Celse, jusqu'aux démonstrations mathématiques de Newton, Guillaume Whiston et Le Pelletier de Rouen, qui vengeaient d'avance le texte génésiaque des ignorantes critiques de Voltaire, jusqu'aux calculs positifs et précis du viceamiral Thévenard, qui, de nos jours, a prouvé péremptoirement, malgré Bohlen et de Wette, que les dimensions de l'arche de Noé étaient largement siifTisanics, l'autorité du récit mosaïque est restée inébranlable. Quelle apparence, disait -on, que Noé eût pu seul construire un bâtiment colossal, dont l'état actuel de notre industrie nous permettrait à peine l'entreprise? Et cependant c'est bien au patriarche que s'adresse l'ordre divin : « Construis une arche! » — Dérisoire argumentation, dit excellemment M. Glaire 2, qu'il serait facile de rétorquer contre les incrédules. Quand un roi dit à son ministre : « Construisez, équipez une flotte, » la pensée du souverain est-elle donc si mal comprise qu'il faille croire que le ministre ira seul couper dans les forêts, amener près d'un port, façonner de ses mains les arbres nécessaires, arrondir la carène des vaisseaux, élever leurs étages successifs, dresser leur mâture, sus-
> Gancs., cap. vip 13-22. — * Les Livres saints vengés, tom. I, paragr. du Déluge,
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pendi'e les cordages, disposer les agrès et ranger les batteries, lancer enfin à la mer ces formidables macliines? Non, sans doute, il y am*ait folie à tenir un pareil langage. Et de quel droit appliquer au commandement divin une misérable équivo(iue qu'on rougirait d'employer à l'égard du roi le plus obscur de la moindre des îles de l'Océanie? Donc Moïse n'a jamais dit ni autorisé personne à dire que Noé dût être réduit à ses seules forces pour la construction d'une arche de trois cents coudées de long, sur cinquante de large et trente de hauteur. Si maintenant on va plus loin, et qu'on veuille contester aux générations antédiluviennes la puissance de construire, sous la direction de Noé, un bâtiment d'une telle dimension; si Ton trouve que même les cent ans qui, d'après la tradition, furent consacrés à ce grand ouvrage, étaient insuffisants, nous en appellerons à un témoignage positif, irrécusable et contemporain des merveilles de l'industrie et de la mécanique de cette gigantesque époque. Au pied des ruines de Balbeck. le socle de ces monuments d'architecture et d'âge divers appartient précisément à l'âge de Noé. « Nous pûmes mesurer, dit un » voyageur célèbre, les pierres cyclopéennes qui forment le pié- )) destal des monuments; ce piédestal a trente pieds environ au- » dessus du sol de la plaine de Balbeck; il est construit en pierres, » dont la dimension est tellement prodigieuse que, si elle n'était » attestée par des voyageurs dignes de foi, l'imagination d^^ hommes » de nos jours serait écrasée sous l'invraisemblance ; l'imagination » des Arabes eux-mêmes, témoins journahers de ces merveilles, » ne les attribue pas à la puissance de l'homme, mais à celle des » génies ou puissances sm^natur elles. Quand on considère que ces î) blocs de granit taillé ont jusqu'à cinquante-six pieds de long sur B quinze à seize pieds de large, et une épaisseur inconnue, et que » ces masses énormes sont élevées les unes sur les Miitres à vingt » ou trente pieds du sol, qu'elles ont été tirées d< < arrières éloi- » gnées, apportées là et hissées à une telle élévatio pour ibrmer » le pavé des temples, on recule devant une tcti- (épreuve des » forces h7uaiaines; la science de nos jours n'a rien >.m l'explique, » et l'on ne doit pas être étonné au'il faille alors rt.tjurir au sur* I. 18
D naturel. Ces merveilles ne sont évidemment pas de la date des » temples; elles étaient mystère pour les anciens comme pour » nous; elles sont d'une époque inconnue, peut-être antédilu- » vienne ; elles ont vraisemblablement porté beaucoup de temples » consacrés à des cultes successifs et divers. A l'œil simple, on » reconnaît cinq ou six générations de monuments, appartenant )) à des époques diverses, sur la colline des ruines de Balbeck... » Je crois que ces pierres gigantesques ont été remuées , soit par ces » races d'hommes que toutes les histoires primitives appellent géants, » soit par les hommes antédiluviens. On assure que non loin de » là, dans une vallée de l'Antiliban, on découvre des ossements » humains d'une grandeur immense... Les traditions orientales, » et le monument même élevé sur la soi-disant tombe de Noéj, » à peu de distance de Balbeck, assignent ce séjour au patiiar- » che. Les premiers hommes sortis de lui ont pu conserver long- » temps encore la taille et les forces que l'humanité avait avant la » submersion totale ou partielle du globe; ces monuments peuvent » être leur ouvrage. A supposer même que la race humaine n'ait ja- » mais excédé ses proportions actuelles, les proportions de Tintelli- » gence humaine peuvent avoir changé. Qui nous dit que cette intel- » ligence plus jeune n'avait pas inventé des procédés mécaniques » plus parfaits, pour remuer, comme un grain de poussière, ces » masses qu'une armée de cent mille hommes n'ébranlerait pas » aujourd'hui? Quoi qu'il en soit, quelques-unes de ces pierres de » Balbeck, qui ont jusqu'à soixante-deux pieds de longueur et 0 vingt de large, sur quinze d'épaisseur, sont les masses les plus » prodigieuses que l'humanité ait jamais remuées. Les plus grandes » pierres des pyramides d'Egypte ne dépassent pas dix-huit pieds *.» L'arche de Noé, décrite par Moïse, était-elle plus difficile à construire que les pierres de Balbeck ne le sont à soulever? Les dimensions de la première sont-elles aussi prodigieuses que celles des secondes? Et pourtant les pierres de Balbeck sont debout; elles restent comme un témoignage vivant, permanent, de la puissance^
• M. de Lamartine, Voyage en Orient, édit. in-12, 1859, tom. II, pag. 34, 25 et 26.