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Uni en Arménie Gether Kafasa sur le
golfe Persique Ml' s Messn- Massanita
AsARMOTH Jare Aduram Uzal Décla
Hadramaut. Irach. Adruma, Auzara. Diglito.
Saba Ophir Hévila Jobab
Sheba-Mareb. Ophir. Hevilath. Jobaritœ.
Kjé.
Réiurné de 32. Ainsi rhistoire du monde, les noms qui deviendront célèbres
la questioa
ethnogia- sur tous Ics points du globe, les empires dont l'élévation successive
pihique qui se
MittacLe 5 la évcillora tant d'échos dans la mémoire des hommes, se retrouvent Mj.i3(ie en germe dans le chapitre x' de la Genèse. Un peuple pourtant ne figure point dans ce tableau ethnographique ; la Chine n'y est pas mentionnée. Mais les savantes recherches de Rlaproth et de William Jones ont démontré que l'Empire du MiUeu avait été peuplé par des émigrations indiennes, formées elles-mêmes de colonies asiatiques et même européennes, dont la trace se retrouve dans les noms des Yavanas , descendants de Javan; des Paradas y les' Parthes; des Pahlavas , les anciens Persans, dont la langue se nomme encore aujourd'hui Pelhvy ; des Saras, Saci, les Scythes primitifs; des Thchinas, les Chinois actuels ^ Et maintenant, qu'on veuille bien observer que tous ces détails d'une précision, au point de vue géographique et ethnographique, telle que Volney luimême la trouvait irréprochable, sont consignés dans un chapitre de généalogie où Moïse n'écrit que des noms propres, sans prétention scientifique, sans discussions d'étymologie, sans l'appareil enfin dont une science rétrospective aurait été forcée d'environner des documents si multiples et si divers. Et pourtant, dans ce chapitre qui renferme plus de cent noms propres, tous les efi'orts des philologues, ethnographes et géographes modernes, n'ont pu découvrir même l'apparence d'une inadvertance ou d'une inexactitude. Qu'on essaie de soumettre à un pareil contrôle les listes traditionnelles des Grecs, avec leurs fabuleux Uranus, Gaia, Broutés, Stéropès, Argès, Cottus, Briarée, etc.; qu'on applique les mêmes procédés d'analyse aux Typhon, Isis et Osiris de l'Egypte; aux Brahma, Vischnou et Siva de l'Inde, et l'on se convaincra bientôt que le chapitre x'' de la Genèse suffirait seul à établir le caractère inspiré du Livre mosaïque.
* W. Jones, Asiat. Research., tom. II, Discours sur les Chinois ; Klaproth, Jcntm. Asiat.y tom. X, pag. lui; Rohrbacher, Hist. univ. de l'Eglise cathoL, tom. I, pag. 175. — Pour la question du peuplement de l'Amérique, relire les savantes démonstrations de M. de Quatrefages, analysées par nous au chap. m. paragraphe De l'Unité de l'espèce humaine.
CHRONOLOGIE DES PATRIARCHES POSTDILUyiENS. 347
§ \' Chronologie des patriarches postdiluviens.
33. Les grands évënements de la confusion des langues à Babei et de la dispersion des peuples, qui en fut la suite, apparaissent seuls dans le premier âge postdiluvien. Les autres détails historiques qui durent remplir cette période dix fois séculaire, depuis le déluge (3308), jusqu'à la naissance d'Abraham (2366), sont laissés dans l'ombre par Moïse. C'est là un trait que nous voulons signaler, parce qu'il donne à son récit un caractère de véracité qui manque à tous les lùstoriens de l'antiquité profane. On sait en eifet que c'est dans cette période obscure et au milieu des nuages d'un horizon où la science ne peut porter la lumière, que les hiérophantes de l'Egypte, les mythologues de la Grèce, les annalistes de l'Inde et de la Cliine, ont placé tour à tour leurs dieux, hypothétiques, leurs héros fabuleux, leurs incarnations successives, leurs dynasties légendaires. Pourquoi donc Moïse est-il le seul dont le livre tranche d'une manière si nette sur cette méthode universellement adoptée par tous les auteurs de l'antiquité? Pourquoi n'a-t-il pas, lui aussi, ses origines légendaires, précédant les temps mieux connus de l'histoire? Pourquoi cet écrivain théocrate, comme on l'a appelé souvent avec un sentiment d'ironique dédain, est-il le seul qui ait écrit une histoire humaine des origines de l'humanité, sans qu'il abaisse jamais son regard en contemplant une des grandes figures des âges primitifs, sans que jamais un de ces héros, dont la réputation séculaire devait s'imposer à sa pensée, obtienne de lui les honneurs d'une apothéose? Depuis Adam jusqu'à Abraham, l'écrivain inspiré ne rencontre sur la terre que des hommes. Quand il salue d'un accent de vénération reconnaissante, l'avènement d'Héber, l'aïeul du peuple hébreu, le législateur des Hébreux ne songe point à lui tresser une couronne d'immortelles. Il n'a connu ni l'adulation de Tite-Live, qui élève des autels à Romulus; ni les fictions d'Hérodote et d'Homère, qui placent les pères de la Grèce sur des trônes d'or, dans les divins palais de l'Olympe ; ni enfin la fastueuse Vani^té de l'Egypte, qui élargissait les portes de son ciel pour y loger tous ses ancêtres. Est-ce le hasard, toujours le hasard, gui sauve
Moïse de tant d'erreurs, de tant de méprises, de tant d'inepties?
34. Après avoir esquissé d'une main ferme et iinpailiale la généalogie des fils de Noé, tige de toutes les races actuelles, l'historien sacré reprend la filiation chronologique de Sera, qu'il conduit jusqu'à Abraham. Voici ses paroles :
I. « Sem était âgé de cent ans quand il devint père d'Arphaxad, » deux ans après le déluge. Il vécut encore cinq cents ans, et eut » des fils el des filles.
U. )) Arphaxad était âgé de trente-cinq ans quand il devint père » de Salé. Il vécut encore trois cent trois ans^ et eut des fils et des » filles.
m. » Salé était âgé de trente ans quand il devint père d'Héber. )> n vécut encore quatre cent trois ans, et eut des fils et des filles.
IV. » Héber était âgé de trente-quatre ans quand il devint père n de Phaleg. Il vécut encore quatre cent trente ans, et eut des fils 1) et des filles.
V. » Phaleg était âgé de trente ans quand il devint père de Réhu. ;) Il vécut encore deux cent neuf ans, et eut des fils et des filles.
Vï. » Réhu était âgé de trente-deux ans quand il devint père de ;) Sarug. Il vécut encore deux cent sept ans, et eut des fils et des î) filles.
VII. » Sarug était âgé de trente ans quand il devint père de )) Niichor. Il vécut encore deux cents ans, et eut des fils et des » filles.
VIII. )) Nachor était âgé de vingt-neuf ans quand il devint père 1) de Tharé. Il vécut encore cent dix-neuf ans, et eut des fils et des ;) filles.
ÏX. » Tharé était âgé de soixante-dix ans quand il eut ses troi§ » fils Abram, Nachor et Aran. — Aran, père de Loth, mourut avant '.) Tharé, dans le pays qui l'avait vu naître, à Ur des Ghaldéens *. )•
35. Telle est, d'après la Vulgate, la descendance de Sem jusqu'à Abraham. Sauf une différence de deux cents ans dans l'ensemble de cette chronologie, elle est d'accord avec celle du texte hébre'a. Mais la traduction des Septante offre avec l'hébreu, la Vulgate, le
* Gènes., cap. xi, 10-28.