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renaissante, en multipliant les attaques sous les formes les plus i étudier dans
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diverses et les plus opposées, reste toujom^s impuissante a ebran- lequel moïs© 1er un monument divin, essayons d'étudier la législation juive en elle-même et telle qu'elle se présente à notre observation dans le texte de Moïse. L'ordre à suivre, pour nous, est celui qu*a tracé dans son ouvrage l'écrivain sacré; car c'est vainement qu'on a prétendu que la loi juive, éparse dans l'Exode, leLévitique, les Nombres et le Deutéronome, manquait de plan, d'unité et de suite. Si Fou n'avait pas voulu substituer à la pensée de Moïse des formules empruntées aux systèmes récents de droit social, on se fût évité bien des excursions fantastiques dans le domaine de l'utopie. Quand M. J. Salvador, dans son Histoire des institutions de Moïse, prend la peine de nous dire : « Je suis loin d'avoir cru un seul moment que » l'auteur du Pentateuque soit passé d'une idée à l'autre, dans » l'ordre que j'adopte moi-même 2; » il ne s'aperçoit pas que cet aveu est à lui seul une réfutation complète de tout son système. En histoire, il ne peut jamais être question de prêter à un auteur des théories arbitraires, inventées après coup. Il faut, sous peine de n'écrire qu'un roman, s'astreindre aux idées de l'auteur, à la
* Etudes d'histoire religieuse : llist. du peuple d'Israël, pag. 79*
* îustituiions de Moïse, tom 1, pag. 94, 95.
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suite qu'il leur a donnée, au développement qu'il a fixé lui-même. C'est à cette condition seulement qu'on parviendra à reproduire sa pensée , à l'exposer telle qu'elle était, et non telle que certaine auteurs souhaiteraient peut-être qu'elle fût. Ce procédé, tout étroit qu'il paraisse à Tindépendance de la critique contemporaine, est pourtant le seul vraiment digne de la gravité de l'histoire.
28. Or la base fondamentale de la législation juive eôt nettement formulée par Dieu lui-même, quand, sur le point de promulguer du haut du Sinaï les préceptes du Décalogue, il parle ainsi à Moïse : (( Fais entendre ta voix aux fds d'Israël; dis-leur en mon nom : Vous avez vu les merveilles que j'ai accomplies pour vous en Egypte. Je vous ai portés sur mes ailes, comme les jeunes aiglons que leur mère emporte à travers les orages; je vous ai adoptés pour mes enfants. Maintenant, si vous écoutez ma voix, si vous demeurez fidèles au contrat que je vais sceller avec vous, vous serez mon peuple au milieu de tous les peuples, car la terre entière est mon domaine. Vous serez mon royaume sacerdotal, ma nation sainte. Va, de ma part, proposer cette alliance aux Hébreux : » Eritis mihi in pcculium de cunctis populis ; mea est enim omnis terra. Vos eritis mihi in regnum sacerdotale et gens sancta *. Voilà le point de départ : créer un peuple complètement distinct de tous les autres : in peculium de cunctis populis; qui sera le royaume sacerdotal : in regnum sacerdotale; la nation sainte du Seigneur : gens sancta. Cette élection spéciale à la race juive ne signifie pas, comme le croit M. Hoefer, que « le Dieu de Moïse a tous les autres » peuples en abomination. » La terre entière est son domaine : Mea est enim omnis terra; c'est lui qui a fixé les limites de tous les peuples : Constituit terminas populoi^m *; et l'odieux sentiment qu'une critique sacrilège voudrait lui prêter est si loin de son cœur, qu'il dicte solennellement aux Hébreux cette loi pleine de tendresse : « Si un homme de nation étrangère vient habiter votre pays et se fixer au milieu de vous», ne lui reprochez pas son origine différente ; qu'il soit au milieu de vous comme un indigène;
* Exod., cap. XIX, 3-6. — > Deuter., cap. ixxn, 8.